V. 1. V. c. 3, V. 450 sq. et cf. Hauréau, l. c, p
4-. Malgré quelques faiblesses d'expression. V. par exemple, v. t34 sq. Kst et ei (tristitiae) sine clade dolor, sine nomine moeror,
Intima sed cordis nubilus error habet.
Hanc modo somnus habet, modo tarda silentia prensant; Ambulat et stertit, murmurât atque tac3t.
[75-70.] l'UÈMtiS DIUACTIQIKS 87
Uu autre grand pormn didaclicjiK' de TliéiKlulj)li(', kMjiuil tMuiiprciid muiT riîul ('in(|iianl('-six vers cl occupe (oui le premier livre de Tédiliou de Sirnioud, fait partie des ouvra^^es les plus renianiuahles elles plus connus de notre auteur. Nous devons le considérer comme un fruit de sou activité alors (ju'il exen'ait la fonction de 7nissus domùucits, en 798, mission dont il parle du reste en détail dans le poème. Cette poésie n'a point cependant que cette mission pour sujet; c'est plutôt un avertissement aux juges en général, et le premier éditeur l'avait intitulée à bon droit : Paraeiiesis ad jiidices[i). Après quelques exhortations générales aux juges pour leur recommander la justice, la douceur, Fincorruptibilité, exhortations qui sont appuyées sur des exemples et des sentences empruntés à l' Ancien-Testament, le poète dit un m(d de la soif des richesses qu'il a eu souvent à blâmer dans les juges (v. 87 sq.); il est possible que plusieurs d'entn; eux, penset-il,lui aient attribué, à lui Théodulphe, le même défaut. (Ou peut voir par là combien cette soif de l'or était générale.) Mais il se sent à l'abri de tout reproche, du moins quant à ce vice. Ici le poète enclave (v. 99) le récit de sa mission; elle doit corroborer d'un côté la corruption générale de cette époque parmi les juges, et, de l'autre, sa propre intégrité. (iC récit, qui s'étend jusqu'au vers 291, forme la partie la plus intéressante du poème. En société de Leidrade, le « futur » évèque de Lyon, qui lui est adjoint comme collègue, Théodulphe entreprend ce voyage, dont il décrit brièvement le but et les régions parcourues. Narbonne, Arles, Marseille en forment les stations principales. Le poète parle surtout des essais que firent grands et petits pour les corrompre, car nul ne pense pouvoir obtenir quelque chose autrement qu'en
Somniat hic oculis residens ignavus aperlis, Nilque loquens sese dicere multa putat.
Actus liebes, secessus iners, oblivia pigra
Sunt, et nil fixum monte vel ore vehit. Ut ratis in pelago, cui non est navita, certa
Ad loca niilla volai, sed vagaoberrat aquas. 1. Par Pierre Daniel (Paris, 1598) suivi par Sirmond. Le titre : Contra judiccs, que nous offrent deux manuscrits, répond moins au caractère du poème.