‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 53 sur 263 · Voy. plus liaul, p · texte numérisé non relu

Voy. plus liaul, p

•Z. Esquissé avec finesse et beauté, v. 155 sq. :

Nardulus hue illuc discurrat perpete gressu,

Ut formica, luus pes redit itque frequens ; Cujus parva domus habitatur hospite magno; Res.inagna et parvi picloris antra colit.

|8l,] POÉSIE ÉPISTOLAIRK 93

« roi » coinnie étant ie protecteur et la consolalioii du clergé; c'est par lui que les évêques sont en possession des droits les plus sacrés, et l'exemple du pape saint Léon lui-même en est une preuve : au moyen de cette transition, Théodulphe passe à l'attentat si connu. La position eminente que Charles prit vis-à-vis de l'Église, ressort bien clairement de ce poème : de même que saint Pierre a les clefs du ciel, ainsi, dit Théodulphe, Charles doit avoir les clefs de l'Eglise. Parmi ces épîtres de Théodulphe, on en trouve qui sont adressées à la reine Liutgardc (1. III, c. 5), ainsi qu'à Charles, fils de Charlemagne (1. YI, c. 25); mais elles n'ont aucune importance. Il y en a aussi pour Louis le Débonnaire (1. YI, c. 26) (1). Bien plus intéressante est celle qui est adressée à Benoît d'Aniane (1. II, c. 6) (2) et dans laquelle Théodulphe le prie de lui envoyer encore des moines à Mici, de même qu'une autre écrite à ses « frères « pour les remercier des poèmes qu'on lui a offerts et dans laquelle il engage les jeunes gens [piieri] à poursuivre leurs études (1. II, c. 13) (3). Il faut encore remarquer une épître qui accompagnait un cadeau de noces, un psautier précieux, envoyé à Gisla, une de ses « filles » (apparemment dans le sens spirituel) (4), épitre oii il lui expose les devoirs d'une bonne mère de famille (1. III, c. 4).

Les épîtres suivantes, par contre, offrent, pour le fond comme pour la forme, une valeur toute particulière au point de vue de l'histoire de la littérature. L'une (1. III, c. 3) se rapporte à la cour poétique de Charles et ne forme presque qu'une satire; mais, malheureusement, les nombreuses allusions personnelles et quelques noms de guerre qui nous sont inconnus la rendent en grande partie incompréhensible. D'a-

1. C'est à tort, que dans Tedition de Sirmond, l'éditeur lui-même intitula ce poème : « Ad Carolum imperatorem. » La véritable adresse se trouve dans le codex Harleian. V. Zeitschrift f. drvtsrh. Alterth, N. F. IX, p. 84 (dernière ligne).

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