‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 54 sur 263 · Intitulé à tort Admonachos S. Benedicti · texte numérisé non relu

Intitulé à tort Admonachos S. Benedicti

3. Dans ce poème (qui fournit matière à plusieurs questions) il est parié de Wulfin, grammairien d'Orléans, comme étant le professeur de ces jeunes gens auxquels il enseignait la métrique.

■4. Quoique l'opinion contraire soit la plus commune. V. là-dessus Rzehulka, p. 11 S(|.

94 THEODÜLPHE [81-82.]

bord Tliéodulpho y raille les nombreux rimailleurs sous la figure d'oiseaux, et le poème tout entier est adressé, ainsi que le montre la fm, à un jeune « corbeau » (1), ce qui peutêtre donna lieu à cette comparaison avec des oiseaux : car ce corvuhis, qui prend plus tard le nom de Corviniainis, ne saurait être autre que Raban, l'élève d'Alcuin(2). Ici également le poète parle avec respect des filles de Charles et notamment de leur talent pour la musique (v. 313 sq.): et, d'autre part, il poursuit de nouveau de ses épigrammes l'Ecossais, ce iScotus qu'il appelle sotlus et cottus (v. 341 sq.). Mais beaucoup d'autres doivent aussi affronter les sarcasmes de notre poète qui, dans l'expression facile et enjouée de ce poème, montre sa supériorité intellectuelle et l'élévation du culte qu'il avait pour la forme.

Deux épîtres, que Théodulphe composa dans son cachot, produisent une tout autre, mais non moins grande impression. L'une (1. lY, c. 4) est adressée à Ajulf, archevêque de Bourges, lequel, ainsi qu'il ressort de cet écrit, avait été l'élève de Théodulphe. Notre poète le loue d'abord d'avoir rempli les espérances qu'il avait conçues de sa jeunesse ; ses études scientifiques lui seront maintenant, comme évêque, d'une grande utilité, notamment pour la prédication. A cela, l'auteur rattache d'autres préceptes utiles pour l'administration de sa haute dignité, qui lui a été confiée sans doute depuis peu. Il le prie, après cela, de ne pas l'oublier dans son malheur et de l'assister de ses prières, assurant d'une manière formelle (3), en prenant

1. C'est complètement à tort que le poème est intitulé : Ad Angilberiim, L'expression de vatis Homere, au sixième vers, n'est qu'un vocatif de rhétorique, comme Théodulphe aime à en employer fréquemment.

2. V. Kleine Beitraege zur caroling. Lilf.2, déjà citésp. 82, rem. 1. Peutêtre faut-il voir Xaso sous le terme de Psittacus, dont il est dit au vers sixième : « varias imitatur voce camoenas, Commaculans musas, vatis Homere tuas. » L'expression latine eurvus est, en allemand, Babe. (Note des Traducteurs )

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