Avares quos concertisLl ultlmis iem^ov'ihus y v
2. Comme par exemple la synalèphe et la crase (le mot Bei est tantôt .lissyllable, tantôt monosyllabe); comme aussi, d'autre part, la préposition de au lieu du génitif: « Vestem deora, seadpropinquat occupare, » etc.
^3. Dans leCntalogus codicummss, bibliothecae Bemensis cur. Sinner, Berne, 1760, t. 1, p. 146 sq. (avec notes explicatives) ; — Du Méril,Poés?e5 popw/aires latines un XIP siècle. Paris, 1843, p. 241 sq. ;~-Pertz'Srhulnusgabe der Vita Emhards, im Anhang., v. p. 99 rem. 2; — Poetae lat., I. p. 131 sq. 4. C'est ce que prouvent non seulement « tristis nuntius de Geroldi et Erici interitu » dans les Annales impériales (799), mais bien plus encore la longue lettre de condoléance qu'Alcuin se croit obligé d'adresser à Charles, à cette occasion. V. Akuini Ep[)., éd. Jaffé, n" 124 (p. 501).
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(lislingué. Yiciil onsnilo lo récil ahvégé de sos exploits. Après cela, le poète lance des imprécations contre la contrée où Kric a été tué : que nulle rosée, nulle pluie ne la féconde ; puisse-t-elle n'engendrer ni fleurs ni fruits (1). Il dépeint alors sa mort héroïque, et l'impression puissante qu'elle produisit dans sa capitale : pères, mères et enfants, comme aussi maîtres et serviteurs, laïques et prêtres le pleurèrent et firent entendre de profonds gémissements. Le poème se termine par une prière où le poète demande à Dieu de faire jouir ce héros des douceurs du paradis ; saisissant d'un bout à l'autre, il se révèle à nous, en effet, comme l'œuvre d'un ami.
Le troisième poème, entrimètres iambiques rythmiques (2), ne se rapporte que d'une manière éloignée aux Avares, les « Huns» de cette époque; c'est, en effet, une complainte sur la ruine de l'antique Aquilée par Attila. Le poète regarde la destruction de cette ville comme un jugement de Dieu, jugement qu'elle a provoqué, elle, la ville magnifique, riche et voluptueuse, par son orgueil. Il dépeint ensuite comment le féroce Attila l'a .conquise et rasée de fond en comble, comment les habitants ont péri par les flammes ou par le glaive, et comment ceux qui y avaient échappé ont été traînés aux cachots, comment les païens, dans leur rage, ont brûlé les livres saints et volé les vases sacrés. Elle gît à terre maintenant, cette ville superbe; elle est méprisée, inutile, ruinée, sans espoir d'être jamais relevée; elle est devenue une caverne pour les pauvres, elle qui était autrefois la ville des rois ; les renards et les serpents cherchent un asile dans les ruines de ses églises, et même le repos des tombeaux n'a pas été épargné et on a emporté leur marbre pour le vendre. Dieu veuille détourner de telles calamités de ses serviteurs, dit le
1 • Ulmus née vitem gemmato r.uin pampino
Sustentet, uv^as nec in ramis pendeat, Frondeat ficus sicco semper stipite, Ferat nec rubus malagranis punica, Promat irsiitus nec globus custaneas.
2. Dans le Catalogns codicum philologicor. latinor. bihliothecae palatiime Vindobonensis digessit. St. Endlicher, Vienne, 1836, p. 298 sq.; — Du Méril, Poésies pop. (v. p. 100, rem. 3) p. 234 sq. ; — Poetae lat., I, p. 142 sq.
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poète clans une prière au Christ, à la fin de ce poème. L'énergie de l'expression et le mouvement des descriptions donnent à ce poème une place honorable à côté de celui dont nous venons de parler auparavant. Les deux sont attribués, et à bon droit, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, au même auteur, à Paulin d'Aquilée, un des esprits les mieux cultivés du siècle de Charlemagne et un ami d'Alcuin.
Né dans le Frioul, Paulin (1) était un des savants qui jouirent les premiers de la faveur de Charlemagne ; en qualité de (( maître de la science grammaticale, » il avait rendu à l'empereur des services tels que celui-ci, en 776, après avoir réprimé la révolte des Lombards dans le Frioul, lui donna des biens des rebelles et finit même par le faire plus tard patriarche d'Aquilée (2). Il resta fidèle à l'empereur, et, par là, la domination franque reçut, infailliblement un appui essentiel dans cette capitale de l'antique puissance lombarde ; il devint ensuite l'ami intime d'Alcuin, ce premier conseiller ecclésiastique de Charlemagne. Alcuin même eut pour lui une haute estime, non seulement à cause de sa haute dignité ecclésiastique, mais surtout à cause de sa science théologique et de la culture de son esprit (3). C'est sur ses instances (4) et sur l'ordre de Charles que Paulin composa son plus important ouvrage théologique, les trois livres contre Félix ^ hérétique espagnol. Il prit une part des plus actives aux principaux synodes tenus, sous Charlemagne, dans le royaume des Francs. Mais ce fut dans la christianisation du pays des Avares, récemment conquis, que son activité se manifesta de la manière la plus décisive; il y travailla de concert avec Arno, archevêque de Salzbourg, son ami comme celui d'Alcuin. Cédant aux instances d'Alcuin, Paulin donna un rapport
1. S. Paulinl patriarchae Aquileiensls opéra, ex editis ineditisque primum collegit, nous et dissertationibus illustravit, J. Fr. Madrisius, Venetiis 1737, m-fol. ; —Poetae lat., I, p. 123 sq. ; — Buedinger, Oesterreichisehe Geschichte bis zum Ausganrj des 13 Jahrh. Vol. I. Leipzig, 1858, p. 141-147 ; — Duemmler, N. A., p. 113 sq.