‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 71 sur 263 · V. pag · texte numérisé non relu

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4. Nous possédons on outre la belle lettre d'f^ginhard à Lupus, lettre dont nous avons déjà parlé.

IJ8 ETGTL, LIUDGER [104.]

dans sa vieillesse, il était si épris du culte de ses Saints que ceux qui avaient recours à leur protection étaient sûrs de trouver en lui, pour ce seul motif, un ami dévoué (1). Sous le rapport du style, cef^ Lettres, comme aussi la Translation, contrastent singulièrement avec la Vie de Charlemagne ; à une diction élégante et remarquable par le vernis classique, a succédé ici un style généralement incorrect et trop facilement négligé, plus encore dans les Lettres que dans la Translation. Il n'est pas cependant bien difficile d'expliquer cette différence (2). La diction des Lettres, comme celle de la Translation, écrite dans le style des Mémoires, est apparemment en rapport avec la langue vulgaire latine, telle qu'elle était alors en usage dans la conversation et les relations sociales. Cette langue, tout comme les langues modernes qui étaient en voie de formation, avait une propension marquée pour le caractère analytique, même dans la construction des phrases. N'est-ce pas là également le cas, dans l'antiquité elle-même, pour ceux du moins dont la culture intellectuelle était moins élevée ?

Disons enfin que, dans les dernières années de sa vie, vers 836, Eginhard composa également un écrit religieux qu'il dédia à Lupus (3) ; il a pour titre : De adoranda criice ; il est perdu aujourd'hui. Nous trouvons là une nouvelle preuve de la direction toute religieuse suivie par Eginhard, vers la fin de ses jours.

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