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jouG saint Boniface. La plus grande partie du livre (jusqu'au chap. 13) traite plus de saint Boniface que de saint Grégoire. Le dernier était un des plus fidèles disciples du premier. Arrière-petit-fils de Dagobert II, Grégoire descendait de la race royale des Mérovingiens; étant encore dans l'adolescence, il rencontra par hasard saint Boniface et il s'éprit pour lui d'un enthousiasme tel qu'il se joignit à lui sur-le-champ, afin de se consacrer à la vocation ecclésiastique; longtemps, il fut son inséparable compagnon. Yers le milieu du vni® siècle, le roi et le pape confièrent à Grégoire la mission d'évangéliser la Frise; il n^était pas encore évêque, il est vrai^, mais il était abbé de l'église conventuelle d'Utrecht. C'est là, qu'en qualité de supérieur de l'école principalement, il déploya toute son activité ; aussi cet asile ne tarda-t-il pas à devenir célèbre et à recevoir des élèves de toutes les parties de l'Allemagne; c'est là que Francs, Angles, Frisons, Saxons, Bavarois et Souabes reçurent l'éducation ecclésiastique, dirigée par Grégoire avec un zèle que ne refroidit ni l'âge ni la maladie. Cette école a donné maints évêques à l'Allemagne, à une époque où ce pays avait le plus grand besoin de pasteurs spirituels. Malheureusement, l'auteur ne nous donne que de rares indications touchant cette activité de Grégoire, doublement méritoire à cette époque, tandis que, par contre, il nous parle en détail des qualités morales de son héros, et spécialement de sa charité et de la simplicité de son genre de vie; car, comme il l'annonce dans sa préface, ce n'est point seulement pour son propre souvenir, mais aussi pour l'édification d'autrui qu'il fait connaître son maître comme un « modèle de piété utile à imiter. » Et effectivement il l'a fait avec un amour plein de chaleur et de reconnaissance, ce qui ressort surtout de la peinture qu'il donne de la mort du Saint. Elle arriva, d'après Rettberg, en 775.
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