De fvl'^ Trinit. (Praef.). Vov. plus, haut p
[133-4.] DE CLERTCORTTM INSTITUTIONK iSl
(]ispnl('r(l). L'auteur rocomniandc raritbméliquc parce que l'élude de celte science nous distrait des désirs charnels et qu'elle explique la signification mystique des nonabres, dans l'Écriture sainte. Quant à l'astronomie (c. 2ö), ce qu'il y aà remarquer, c'est que Raban la distingue de l'astrologie, divisée par lui en astrologie naturelle et superstitieuse. La première est presque identique avec l'astronomie ; seulement, l'auteur semble n'entendre par là que celle qui est purement pratique, c'est-à-dire qui a pour but la détermination du calendrier (2).
Après avoir parlé de rulilité des sept arts libéraux, il fait voir, de plus (c. 26), que les écrits philosophiques eux-mêmes des païens, des Platoniciens notamment, ne doivent pas être complètement répudiés, qu'ils contiennent maints préceptes moraux très utiles et même quelques vérités touchant le culte d'un Dieu unique. Dans le chapitre suivant, Raban parle de la pratique des vejtus, principalement des quatre vertus cardinales, etil explique ensuite (c. 28 sq.) comment l'ecclésiastique doit s'y prendre pour instruire ; il faut, dans la prédication notamment, qu'il ait constamment en vue l'intelligence du peuple, et, partant, qu'il n'apprenne pas ses sermons par cœur (c. 30). Il traite encore des différents genres d'éloquence et de la diversité des exhortations à adresser; elles doivent se baser sur l'âge, le sexe et les défauts des personnes auxquelles s'adresse le discours.
Cet ouvrage lui-môme n'est, en grande partie, qu'une compilation, textuelle le plus souvent, de divers ouvrages des Pères, ainsi que Raban prend soin de le faire observer dans la dédicace; il a mis surtout à profit, à côté des Institutions de Cassiodore, la Doctrine chrétienne de saint Augustin et le livre