Voyez vol. I, p
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lien qui rallache le supplément à la Jlhéloriijue est tout à fait extérieur, le premier ne contient que des exercices en vue de la rhétorique (1). A la suite de la définition du mot vertu (virtus) Fauteur indique, comme division, les (|ualre vertus cardinales; ces dernières reçoivent aussi une sous-division (la Prudence, par exemple, comprend J/emoWtz, Intelligentla, Providentia) et toutes une définition. Le style d'Alcuin s'élève et son discours a de véritables beautés lorsque, vers la fin, Fauteur fait le tableau des charmes de la vertu et de son prix Inestimable.
La Dialectique, qui n'offre rien de remarquable sous le rapport de la forme du dialogue^ n'est elle aussi qu'une compilation presque textuelle d'autres ouvrages, notamment des Etymologies de saint Isidore, ainsi que de l'écrit faussement attribué à saint Augustin, sur les dix catégories, et de Fouvrage de Boèce intitulé De differentm topicis.
On peut également considérer l'opuscule d'Alcuin sur l'orthographe. De orthographia, comme un supplément à sa Grammaire : à l'exemple de Bède, et mettant à profit son traité portant le même nom, il cite une série de mots rangés d'après les lettres initiales, afin de mettre le lecteur en garde contre les fautes d'orthographe auxquelles ces termes donnaient prise facilement. Cet opuscule ne manque pas d'intérêt pour la connaissance de la prononciation latine à cette époque, comme aussi il n'est pas sans valeur pour la critique des textes de ce siècle.
Il nous reste encore à mentionner d'Alcuin un petit traité qui nous apparaît comme le produit de l'activité de Fauteur à Fécole impériale, et qui, du reste, fut composé pour Pépin, fils de Charlemagne. Ce manuel a pour titre Dispatatio Pippini cum Albino scholastico. C'est un livre qui a pour but d'exercer l'entendement et de le former à la pénétration et aux saillies. Il est, lui aussi, écrit en forme de dialogue. On peut le diviser en deux parties : dans la première, c'est l'élève qui
1. Alcuin ajouta lui-même ce supplément, ainsi que le montrent non seulement le début et la fm, mais même le fait, en parlant de la tempérance, de renvoyer le lecteur à la fm de la rhétorique : iVe quid n'unis.