V. vol. I, p
4. Ces chapitres manquaient dans le manuscrit qui nous reste de ce traité, mais ils furent récemment découverts dans un codex collectif de Trêve et publiés par Dümmler dans la Zeitschrift f. dcutsrh. Alterth. JS. F., vol. III, p. 443 sq.
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ciste, pour ainsi dire, comme les décisions sur les questions de la discipline ecclésiastique, décisions qui avaient été provoquées soit par des demandes de collègues ou bien par des circonstances déterminées et extérieures. Les écrits de cette classe ne manquent pas d'importance pour l'histoire de l'Église et de la civilisation, et parfois même, quoique indirectement, pour l'histoire politique. Ils ont, en partie, la forme d'épîtres, et Raban y montre souvent une plus grande indépendance de pensée et une expression plus libre, plus individuelle, que dans les volumineuses compilations. C'est ainsi que dans deux écrits, adressés, l'un à Humbert, évêque de Wurzbourg(i), et l'autre à Hatton(2), il traite la question suivante : A quel degré de parenté le mariage est-il licite ? Dans le deuxième de ces écrits, il répond à cette question, mais il en traite également une autre bien éloignée de celle-là. Il se demande, en ciïet, ce qu'il faut penser de ceux qui, au moyen de l'art magique ou des divinations diaboliques, sont capables, comme on dit, de tromper les hommes et de les arracher à leur premier état(3). Ici, l'auteur ne se contente pas de parler des passages de la Bible qui traitent des devins et des magiciens, mais il donne en même temps un tableau des différentes espèces de sorciers que distinguait l'antiquité classique, tableau qui remonte à Yarron, cité souvent par Raban. Au reste, Raban rejette, tout aussi peu que les Pères, la puissance des dénions (4), au sujet de laquelle il partage généralement l'opinion de ces docteurs de l'Église. Cet écrit, par la seule posi-