Quota generatione Ucitum sît connubhim
2. De consanguineonim miptiis et de magoncm praestigiis falsîsque divînationibiis.
3. (( AUeram (quaestionem), quid de his sentiendum esset, qui magicis praosligiis sive incantationibus daomoniacis dicuntur homines fallere et a statu suo pristino evertere posse. »
A. Puissance dont il explique la possibilité d'une manière toute spéciale: « Quod vero non soluin quaedam daemones futura praedicunt, verum etiam quaedam mira iaciunt, pro ipsa utique sui corporis excellentia, cura non contemnatur a prudentibus : cum plerique iniqui ac perditi homines ita exerceant corporasua, tantaque diversis artibus possint, util qui haec nesciunt, nec aliquando ^viderunt, etiam narrata vix credant : quam multa funambuli caeterique theatri artifices, quam multa opifices maximeque mechanici miranda fecerunt. Num ideo meliores sunt bonis, » etc.
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tion de la question elle-même, ne manque pas d'intérêt pour l'histoire de la civilisation. — C'est ainsi que, dans une brochure, Raban défendit l'institut des chorévèques si violemr ment attaqué dans la région occidentale du pays des Francs^ c'est ainsi également que, dans l'affaire do Gottschalk, il écri| vit plusieurs épîtres (qui traitent en même temps la questioi de la prédestination), celles par exemple, qui sont adressées" à Noting, évêque de Vérone, au margrave Eberhard, à Hincmar de Reims, épîtres qui étaient évidemment destinées à la publicité.
Mais, parmi toutes les brochures de Raban, il y en a deux qui offrent un intérêt plus général ; elles sont en même temps l'expression vivante de Findividualité de notre auteur qui a fait passer une partie de son âme dans le récit : elles méritent par conséquent d'arrêter plus longtemps notre attention. L'une est l'écrit même contre Gottschalk : De ohlatione pueronnn; c'est par cet écrit que Raban protesta, auprès de Louis le Débonnaire, contre la dispense des vœux monastiques accordée à Gottschalk par le synode de Mayence, et il parvint effectivement à faire rapporter cette décision. Raban cherche d'abord à établir, par le témoignage de l'Ecriture sainte et les exemples des Pères, que le chrétien est autorisé à consacrer son enfant à Dieu. Il réfute ensuite l'objection de Gottschalk : puisque l'oblation d'un mineur, disait ce dernier, doit être confirmée par des témoins ayant les qualités requises [idonei), des Saxons seuls auraient pu lui servir de témoin, vu que d'après le droit saxon il n'est pas permis à un homme d'une autre nation de témoigner dans une atTaire où il s'agit de la perte de la liberté d'un Saxon. Comme si le service du Christ, ajoute Raban, enlevait la liberté et la noblesse de la naissance I Le sentiment national de Raban se révoltait à voir Gottschalk rejeter, pour se défendre, le témoignage des Francs ; aussi, après avoir combattu, au point de vue biblique, les exigences du droit saxon, a comment, s'écrie-t-il, dans un transport de colère, comment donc concilier, aux yeux de Dieu et aux yeux des hommes, que ceux qui sont inférieurs en vertu et en dignité méprisent ceux qui sont leurs supérieurs et rejettent comme indignes de tout honneur ceux aux-
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quels ils devaient se S()umeUre(l)? Qui ignore donc que les Francs, devenus chrétiens avant les Saxons, soumirent ces derniers par les armes, et, en qualité de souverains, les convertirent au christianisme? » — C'est ainsi qu'à la fierté inflexible du Saxon, nous voyons s'opposer la fierté du Franc, lequel compare ensuite son peuple aux Perses et aux Romains et le met sur une même ligne que ces dominateurs de l'univers. La colère rend en cet endroit Raban vraiment éloquent, et sa langue, il n'y a pas à le méconnaître, a un certain souffle de noblesse. G"» n'est point le clerc, c'est le noble Franc que nous entendons parler ici. — Raban cherche à démontrer, en second lieu, par des passages de la Bible, qu'un vœu fait à Dieu ne saurait être rompu, et il montre enfln, en troisième lieu, que la vie monastique est une institution divine.
L'autre brochure remarquable de Raban est le livre intitulé : De reverentia filionmi er g a patres et subditorum erg a reges ; c'est avec cet ouvrage que Fauteur entra en lice pour Louis le Débonnaire, après que ce monarque eût été mis en prison et détrôné, en 833. S'appuyant sur des passages de l'Ancien et du Nouveau Testament, il y fait ressortir le précepte divin d'honorer les parents, en faisant voir que Dieu bénit ceux qui Taccomplissent, tandis que le malheur poursuit ceux qui le violent. Il passe ensuite à l'honneur que les sujets doivent à la dignité royale et il montre, par des sentences et des exemples tirés de la Bible, à quel point la rébellion déplaît à Dieu. L'histoire profane de l'ère chrétienne lui fournit elle-même des preuves des châtiments que Dieu inflige aux tyrans qui se révoltent contre leur souverain légitime, à un Maxime, un Arbogaste et un Eugène, tandis que, par contre, ïhéodose est favorisé des bénédictions de Dieu. Il ne sied pas aux fils, parce qu'ils sont héritiers (c. 4), d'ôter à leurs parents dignités et possessions ; n'a-t-on pas vu des successeurs au trône, alors même qu'ils étaient corégents, soit dans Fancienne
1. « Haec vero cum se Ita liaboaiit, quae ratio est secundum Deum aut seciindum hornines, ut qui inferiores sunt virtute et dignitate superiores sibi eteminentiores spernant, et quasi indignes omni honore respuentes abjiciaiit, quibus subjici oportebat? »
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alliance, soit dans les temps chrétiens, rester sujets de leurs pères jusqu'à la mort de ces derniers?
Raban a tourné jusqu'ici ses armes contre les fils et condamné, quoique indirectement, leur conduite ; il va maintenant prendre la parole directement pour l'empereur, en montrant d'abord que le juge qui punit un rebelle ne commet point d'homicide (1) et que, d'après ce principe, ni synodes, ni évêques n'avaient condamné de rois (e. 8). Il dit ensuite : On ne doit excommunier personne sur un aveu simplement général de ses fautes ; des saints eux-mêmes ont bien fait uu tel aveu ; David, le fit, lui aussi, sans perdre pour cela son royaume : Dieu pardonne bien plutôt au pécheur pénitent (c. 11). Dans le dernier chapitre, Raban adresse la parole à l'empereur lui-même pour le consoler sur le passé, et le prier de ne pas songer à se venger, mais plutôt, selon le précepte de Jésus-Christ, à pardonner et à recevoir de nouveau le fils repentant, lequel apparemment n'est autre que Lothaire.
Cet écrit fait vraiment honneur à Raban, dont la piété filiale et le sentiment de la justice apparaissent sous un jour d'autant plus brillant qu'ils contrastent davantage avec la conduite de la plupart de ses confrères. Il fit tant de plaisir à l'empereur que celui-ci engagea l'auteur à composer un autre écrit, un recueil de sentences bibliques « sur les vertus et les vices )) ainsi que l'annonce le titre, en prenant surtout en considération les devoirs particuliers des états et des différentes classes de la société.
Parmi les ouvrages, en prose, de Raban^ nous avons enfin à parler encore de ses sermons. Il en a composé deux recueils : l'un, lorsqu'il était encore abbé, à la prière de l'archevêque Heistulf, auquel il le faisait parvenir à mesure que ses loisirs lui avaient permis d'en élaborer une partie. C'est ce même prélat qui le pria plus tard, au dire de la dédicace, de publier l'ensemble de ses sermons. Ceux-ci devaient traiter « de tout ce qui est nécessaire au peuple, » c'est-à-dire tout d'abord des fêtes principales, et ensuite des différents genres de vertus et
1. L'assemblée de Compiègne accusaLouis de ce crime, principalement par rapport à la mort de son neveu Bernhard.