‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 12 sur 143 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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comment le serait-elle? La relation de l’âme au suprême ordonnateur n’est pas celle de serviteur < t de maître, de gouverné et de gouvernant; c’est celle de la partie et du tout*. Les Védas disent : «Tous les êtres constituent un quart de lui, les trois autres quarts résident impérissables dans le ciel.* Et en d’autres monuments védantiques il e>t positivement déclaré que l’âme qui anime le corps est une partie de l’essence suprême.

Le Védanta est plein de la doctrine de la transmigration des âmes qui emportent avec elles la peine et la récompense de leurs œuvres dans les formes successives qu'elles traversent ; doctrine essentiellement orientale, qu’on retrouve dans les représentations égyptiennes, et qui d’Égypte, nous le verrons, a passé en Grèce par Pythagore.

Affranchir l’âme de la nécessité de ces transmigrations successives et lui obtenir le bonheur éternel par l'union directe avec Brahma, tel est l’objet que poursuit le Védanta comme le Sankhya, et qui, selon l’une et l’autre école, ne peut être atteint que par la science parfaite, laquelle consiste dans la parfaite connaissance de Brahma et des divers moyens par lesquels on arrive à l’entière absorption en lui.

L’âme, qui dès cette vie est en possession de cette délivrance anticipée, devient capable de choses si merveilleuses qu’ici, pour nous mettre à couvert sous une autorité incontestée, nous laisserons M. C.-lebrooke parler lui- même : « L’âme délivrée accomplit en ce monde des actions surnaturelles; par exemple, elle

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