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Plus haut, leç. VIII. p. 470, etc

pHIL. DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. SCEPTICISME ET MYSTICISME. 497

la philosophie dans la route de l’idéalisme, et poussaient même l’idéalisme jusqu’aux dernières extrémités. Ainsi, après avoir cru suspendre la lutte des systèmes, Leibniz y est retombé lui-même; après avoir essayé d’arrêter le cours des écoles exclusives, il l’a grossi et précipité.

Vous concevez en effet que l’empirisme ne s’est pas tenu pour battu par le retour de théories aussi contraires au sens commun. Règle générale, ne l’oubliez jamais, je vous prie : ni en philosophie, ni en politique, ce n’est point par un excès qu’on en corrige un autre ; la plus grande force de nos ennemis est dans nos propres fautes; et ce qu'l perd toutes les écoles, ce sont leurs prétentions exagérées. On ne saurait croire combien la vision en Dieu a fait de tort au cartésianisme dans l’esprit du sage Locke1, et l’harmonie préétablie n’étai pas faite pour détourner ses disciples de cette fameuse table rase que la sensation seule remplit. Loin d’étre arrêtés par les hypothèses idéalistes de Malebranche et de Leibniz, ils se sont autorisés des vices manifestes et, disons-le, du ridicule de ces hypothèses, pour s’enfoncer de plus en plus dans les égarements du sensualisme. Locke avait insinué qu’il n'était pas impossible que grâce à une certaine organisation la matière pensât : Dodwell’, changeant le doute en certitude, entreprit de démontrer la matérialité de l’âme, ce qui diminue fort ses chances d’immortalité. L’ouvra e de Dodwell, publié en 1706, était intitulé : Discours épislolaire où l'on prouve par ï Écriture et par les premiers Pères que l'dme

1. Examen de l'opinion du P. Malobranclie que nous voyons tout en Dieu, Tiie Works or Locke, ln-4*, t. IV, p. 195.

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