Ibid., p
4. Ibid-, p. 179. > Noli mcerere! divina sorte natus tu es, o Pan- • duidal •
vrai dévot reste tranquillement assis dans la ville à neuf portes (le corps), sans remuer lui-même et sans remuer les autres *. • Il se recueille en soi , « comme une tortue quise retire en elle-même *; »ilest« comme une lampe solitaire qui brûle paisiblement à l’abri de toute agitation de l’air » — « ce qui est la nuit pour les autres est la veille du sage, et la veille des autres est sa nuit*. »
La vraie dévotion se termine à l’union avec Dieu. Aussi on appelle ce système yoga (union), et yogui celui qui le pratique. Le véritable yogoi est mouni et sannyassi, c’est-à-dire solitaire et anachorète. Il est détaché de toute affection pour quoi que ce soit, pour sa femme et pour ses enfants; il n’est pas même question de patrie. L’yogui est indifférent à tout. « Le brahme plein de sagesse et de vertu, le bœuf, l’éléphant, le chien et l’homme, tout est égal au sage *. » En effet, quel est le seul exercice du sage ? La contemplation, la contemplation de Dieu. Et quel est ce Dieu? Nous l’avons vu, l’abstraction de l’être. Mais l’abstraction de l’être, sans attribut fixe, se réalise tout aussi bien dans un chien que dans un homme ; car il y a de l’être dans tout, et il y en a dans une motte de terre comme dans
1. Schlegel, p. 147. «Cunctis operibus animo dimissis commode se-
• det temperans mortalis in urbe novem portis instructa, neque ipse
• agens nec agendi austor. *