Schlegel, p
4. D'où il sc peut sûrement conclure que le Bhayacad-Gita relève du Sankhya de Kapila.
seigne à régler l’esprit, et dans l’orateur je suis l’éloquence. Parmi les lettres je suis A, et parmi les mots composés je suis le lien. Je suis le temps éternel ; je suis le conservateur dont la face est tournée de tous côtés; je suis la mort qui engloutit toutjje suis le germe de ceux qui ne sont point encore. Parmi les choses féminines, je suis la fortune, la renommée, l’éloquence, la mémoire, la prudence, la vaillance, la patience; parmi les hymnes, je suis le grand hymne, et parmi les mesures harmonieuses je suis la première1 2. Parmi les mois, je suis celui où se montre la constellation de la tête de l’antilope, et parmi les saisons, le printemps; parmi les divertissements, je suis le jeu ; parmi les choses illustres, je suis la gloire, je suis la victoire, je suis l’art, je suis la force. Dans la race des Vrishnidas, je suis Vasudeva, et parmi les Pandous le brave Ardjouna (son propre interlocuteur) ; parmi les anachorètes Vyasa, et parmi les poètes Usanasa. Dans les conducteurs, je suis la baguette ; dans les ambitieux, la prudence ; dans le secret, le silence ; dans les savants, la science. Quelle que soit la nature d’une chose, je la suis, et il n’y a rien d’animé ou d’inanimé qui soit sans moi. Mes divines vertus sont inépuisables, et ce que je viens de te dire n’est que pour t’en donner une faible idée. Il n’y a rien de beau, d’heureux et de bon qui ne soit une partie de ma gloire. Enfin qu’est-il besoin, ô Ardjouna, d’accumuler tant de preuves de ma puissance? un seul atome émané de moi a produit l’univers, et je suis encore moi tout entier*. »