‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 20 sur 143 · Texte obscur · texte numérisé non relu

Texte obscur

2. Cette phrase est de M. de Chezy, tbid. Parraud, d’après Wilkins : • J’ai Tait cet univers avec une portion de moi-même, et il existe

« Je ne puis être vu tel que tu viens de me voir par le secours des Védas, par les mortifications, par les sacrifices, parles aumônes*.

« Mets ta confiance en moi seul ; sois humble d’esprit, et renonce au fruit des actions. La science est supérieure à la pratique, et la contemplation est supérieure à la science*. »

«.... Celui-là d’entre mes serviteurs est surtout chéri

de moi, dont le cœur est l’ami de toute la nature

que les hommes ne craignent point, et qui ne craint point les hommes. J’aime encore celui qui est sans espérance, et qui a renoncé à toute entreprise humaine. Celui-là est également digne de mon amour, qui ne se réjouit et ne s’afflige de rien, qui ne désire aucune chose, qui est content de tout, qui, parce qu’il est mon serviteur, s’inquiète peu de la bonne et de la mauvaise fortune. Enfin celui-là est mon serviteur bien-aimé, qui est le même envers son ennemi et envers son ami, dans la gloire et dans l’opprobre, dans le chaud et dans le froid, dans la peine et dans le plaisir; qui est insouciant de tous les événements de la vie, pour qui la louange et le blâme sont indifférents, qui parle peu, oui se complaît dans tout ce qui arrive, qui n’a point de maison à lui, et qui me sert d’un amour inébranlable. »

Tel est le Bhagavad-Gita, monument du plus haut prix, et qui renferme tout le mysticisme indien. Mais non, il ne le renferme pas tout entier, car on y cher-

« encore. » Schlegel s « Stabilito ego hoc oniverso singula mei portione ■ requievi. »

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