‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 22 sur 143 · Colebrooke, ibid., p · texte numérisé non relu

Colebrooke, ibid., p

DEUXIÈME I.EÇON.

peuvent subsister en sanscrit et dans les dialectes prakrit et pâli qui sont les dialectes des djainas et des bouddhistes. Il a puisé tous les renseignements qu’il nous donne dans les réfutations de leurs adversaires, et il pense qu’on peut s’y fur. • Si quand les livres mêmes des bouddhistes auront été traduits, la scrupuleuse exactitude de leurs adversaires, dit M. Abel Rémusat*, se trouve constatée, ce sera un trait honorable du caractère des Brahmanes, et une singularité dans l’histoire des sectes religieuses et philosophiques. En attendant, une saine critique conseille d’user avec réserve de notions qui ont une telle origine, et de ne pas pro- Loncer détinitivement sur des idées qu’on ne connaît que par lerappoit de ceux qui ont intérêt à les défigurer. » Quand un orientaliste tel que M. Abel Rémusat croit devoir encore garder le silence sur le bouddhisme, combien à plus forte raison uue semblable circonspection ne nous est-elle pas imposée 1 Nous nous contenterons de répéter, d’après M. Colebrooke, que le bouddhisme sort vraisemblablement du Sankhya de Kapila*; et tout ce qu’on en dit confirme bien celte opinion. Le bouddhisme n’est pas seulement postérieur à toutes les doctrines brahmaniques, mais il est leur ennemi. 11 est ouvertement hétérodoxe et rejette l’autorité des Védas ; il attaque l’édifice religieux et social du brahmanisme, et on n’a pas dû seulement employer contre lui des arguments comme contre le Sankhya de Kapila, mais l’épée a été tirée, et toute l’école Mimansa, éini-

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