‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 23 sur 143 · Journal des Savants, juillet 1828, p · texte numérisé non relu

Journal des Savants, juillet 1828, p

2. Colebrooke, ibidem, page 103. » The Sankhya philosophy from whicb the sect of Bouddha seems to hâve borrowed lia doctrines. ■

nemment orthodoxe a fait effort pour l’étouffer par le fer et par le feu. La persécution a été si loin que le bouddhisme a dû quitter l’Inde, ou du moins se réfugier dans certaines parties de l’Inde, passer le Gange, entrer dans la presqu’île indo-chinoise et dans la Chine même, où il est, aux yeux de ses partisans, le dernier terme de toute philosophie et de toute religion.

Nous ne nous dissimulons pas combien cette leçon sur la philosophie indienne est imparfaite, mais M. Colebrooke ne nous en a pas appris davantage, et avant nous les historiens de la philosophie ou ne tenaient aucun compte de 1 Orient ou mêlaient ensemble è tort et à travers la philosophie et la mythologie, déplorable confusion pire encore qu'un absolu silence. Du moins vous avez dû vous convaincre qu’il y a incontestablement dans l’Inde une philosophie différente de la mythologie, et que désormais il est impossible de ne pas la comprendre dans le cadre général de l’histoire de la philosophie, puisque, sérieusement étudiée, cette philosophie embrasse déjà tous les points de vue sous lesquels l'intelligence humaine pourra jamais considérer les choses, et qu’elle nous montre sur les bords du Gange et au pied de l’IIimalaya, sous leur première forme, à la fois subtile et grossière, les quaire mêmes systèmes que nous allons retrouver en Grèce dans tout leur éclat, puis, plus tard, dans les cloîtres du moyen âge, et dont nous étudierons en détail, au dix-septième et au dix-huitième siècle, en France, en Angleterre et en Allemagne, le dernier et le plus riche développement.

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