Arist, Métaphysique, VII, 7. — 6. Arist., Physique, I, I
6. Arist., Morale à Nicomaque, VIII, 1 : ’Ex xûv Siaçxpôvx-wv xxXli<rr»)v ippoviav xxl nâvxa x#t’ tpiv ytvioBai.
T. Arist., les Parties des animaux, I, B.
8. Sextus, Vil, 127 : xi istpi*xov W ^oyiy-Ov u xai ppivï,pe;.
peut pas être spirituelle quand le principe premier du système ne l’est pas lui-même : elle est tantôt une modification de l’air, tantôt une modification du feu. Héraclite lui-même, qui donne à l'âme une sorte d’immatérialité, se la représente comme une vapeur qui se dissipe1 2 3 4.
L'école d’Ionie se prolonge dans celle de Leucippe et de Démcfcrite, tous deux de la ville d’Abdère, qui était une colonie ionienne. Loin de reculer et de s’affaiblir en changeant de lieu, la doctrine de l’école avance et se prononce davantage; entre les mains de Démocrite elle devient ouvertement matérialiste. En eflet, pour l’école d’Abdère, le fond de toutes choses est la matière, le plein, consistant eu atomes indivisibles, au sein de l’espace vide *. Les atomes forment tous les corps en se combinant entre eux suivant certaines lois. Le point de vue mécanique prévalait donc nécessairement chez les atomistes, tandis qu’Héraclite suivait plutôt le point de vue dynamique ; sans que d’ailleurs les anciens se rendissent bien compte de ces deux directions différentes.
Le mouvement des premiers corps est éternel, et rien n’échappe à la loi d-i la pesanteur*.
Les corps composés d'atomes sont continuellement en mouvement, et par conséquent en perpétuelle émission de quelques-uns de leurs atomes , ces émanations