‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 29 sur 143 · Ariit., Métaphysique · texte numérisé non relu

Ariit., Métaphysique

3. Arist., du Ciel, 111, 2. Aïo xai AtuxiitJti* xai Aruioxpitw toi. XiTOuaiv &si xtveicrOai tà ifüna ai', nia' i h *ü xevtjj xai iù intlpta Xtxxtov.... — De la Géné ation et de la Corruption, I, 8. Kattoi

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des corps extérieurs en sont des images* ; c’est pour la première fois, je crois que ce mot parait dans la langue de la philosophie; ces images, en contact avec les organes, produisent la sensation, et la sensation produit la pensée. De Dieu, pas un mot: pour l'école ionienne, dans son second âge comme dans le premier, il n y a pas d’autre Dieu que le monde. Le panthéisme est inhérent à toute cette école. Qu’est-ce que le panthéisme? La conception du tout, th *av, comme uniquement existant, comme se suffisant à lui-même, et s’expliquant par lui-même. Toute philosophie naissante est une philosophie de la nature et incline déjà au panthéisme. Le sensualisme ionien y tombait nécessairement; or le panthéisme, à parler sincèrement, n’est pas autre chose que l’athéisme.

Si donc vous voulez me permettre un rapprochement qui n’est pas une hypothèse, je vous dirai que, dans l’histoire générale de l’esprit humain, l’école ionienne est l’analogue du Sankhya de Kapila, c’est-à-dire le Sankhya sans Dieu*.

Passons de l’Ionie sur les côtes de l’Italie et de la Sicile, dans les colonies de la race dorienne. Là, nous rencontrons, presque contemporain de Thalès et d’Anaximandre, un sage né à Samos, mais descendant d’une vieille famille pélasgienne, et établi à Crotone. Pythagore avait voyagé en Égypte, et il y avait recueilli, avec le dogme de la métempsycose et la grande idée d’un jugement après la mort, ce qu’on savait alors de

1. E'iSw/a. Plutarque, des Opinions des philosophes, l V, 8. AtOxiitito * xsl AiRioxpiTO; tt jv atoDijeiv xai tt,v votjoiv eatlati, eiîwXwv IçoiQtv

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