Voyez la II* leçon, Philosophie orientale, p
mathématiques et d’astronomie*. Rien n’allait mieux à son génie. De là, des études particulières, des progrès rapides une tendance de plus en plus différente de celle de l'Ionie et peu à peu une autre école, il y a en effet une affinité naturelle entre les mathémati |ues et l’idéalisme , les mathématiques avec leurs diverses applications, l'astronomie et la musique, élevant l’esprit au-dessus de la sphère des objets sensibles. Aussi la liste des pythagoriciens est précisément celle des grands mathématiciens et des grands astronomes en Grèce: d’abord Archytas, puis Philolaüs, plus tard Hipparque. L’école pythagoricienne est tellement occupée de mathématiques, qu’on l’a souvent désignée par le seul nom d’école mathématique, tandis que les philosophes de l’Ionie s’appellent les physiciens, les physiologistes, les naturalistes.
Ce n’est pas le lieu d’approfondir, d'indiquer même les questions épineuses et peut-être insolubles sur la personne de Pythagore, sur la doctrine qui lui est propre et la part qu’ont pu y avoir ses premiers disciples. Ce devait être un homme extraordinaire, et par son caractère et par ses talents, pour avoir pris sur les esprits et sur les Âmes un tel ascendant qu’il ait imprimé à une école de philosophie une forme presque sacerdotale, et fondé un institut à la fois religieux, scientifique, moral et politique. Pythagore a laissé une grande mémoire dans l’antiquité, et il a donné à la langue grecque et à l’humanité tout entière deux mots
1. Nous avons cité le témoignage d’Hérodote, plus haut, p. 98: celui d’Isocrale n'est pas moins décisif. Éloge de Busirit : ’Apixopevo; et; Aîtuktov xal jiathrit^c ixcivuv (lepewv) yEvôprvo; t^v t« â).Xi)v çùû<joetotv npûro; il; r où; "I'.À/r.va; ixoptse, etc.
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immortels: celui de philosophie, cptWô&ta, qui marque non la possession, mais la recherche et l’amour de la science; et celui du monde, xàauoq, pour désigner l’ordre et l’harmonie qui régnent dans l’ensemble de* choses visibles. Ici nous n'essayerons pas de distinguer le maître de ses premiers disciples et nous nous bornerons à mettre en lumière les principaux caractères de cette illustre philosophie.
La physique ionienne considérait les rapports des phénomènes comme de simples modifications de ces phénomènes; elle fondait l’abstrait sur le concret: au contraire, la physique italienne néglige les phénomènes pour leurs rapports, qui lui tiennent lieu des phénomènes eux-mêmes, fondant ainsi le concret sur l’abstrait*. Voilà pourquoi, dit Aristote, les choses ne sont pour les pythagoriciens que des imitations des nombres. Mais laissons Aristote s’expliquer lui-même’: « Du temps de Leucippe et de Démocrite et avant eux, ceux qu’on nomme Pythagoriciens, s’étant occupés les premiers des mathémat'ques, leur tirent faire des progrès, et, nourris dans cette étude, ils pensèrent que les principes de leur science étaient les principes de tous les êtres. Comme les nombres sont les premiers des êtres, et comme les pythagoriciens voyaient dans les nombres plus d’analogie avec les choses et les phénomènes que dans le feu, l’air et l’eau; que, par exemple telle combinaison de nombres leur semblait être la justice, telle autre l’âme ou l’intelligence, telle autre là-propos, et à peu près ainsi de toutes les autres choses ; comme ils trouvaient de plus dans les nombres