Novum oryanum, I
3. Voyez l’Argument de VEu thydème, t. IV de la trad. franç., p. 356. • Voilà comment Y Eulhydème dans ses trois ou quatre dialogues entrelacés les uns dans les autres comme les actes d’un drame , et sous des bouffonneries dignes d’Aristophane, couvre un traité régulier de logique, qui a traversé toute l'antiquité, tout le moyen âge, et qu’on enseigne encore aujourd'hui, sans s’en douter, dans presque toutes
définition et la recherche du général, ce procédé essentiel deSocrate, qui, de l’aveu même d’Aristote e-t devenu entre les mains de Platon le fondement de la théorie des Idées.
En effet, la délinition de l’objet même le plus vulgaire suppose quelque chose de général, d’une compréhension plus ou moins étendue, à quoi vous rapportiez l’objet à définir, et qui lui donne son rang dans l’ordre des êtres. Ainsi vous ne définissez, c’est-à-dire vous ne connaissez véritablement, qu’à l’aide d’idées générales. Les idées générales, et d'un seul mot les Idées, xi eïèv), puisque la généralité est leur essence même, voilà où Platon, régularisant et systématisant la pratique de Socrate, trouva en quelque sorte le piédestal de sa philosophie.
Les Idées sont radicalement différentes des notions particulières qui ne les peuvent expliquer, puisquYllesmémes ne sont explicables que par les Idées. Elles ne viennent donc pas des sens, qui sont la source des notions particulières; elles relèvent de la raison, dont elles sont les objets propres. Mais en même temps que la rai.'on les atteint, elle reconnaît qu’elle ne les constitue pas. Sans les idées, sans les genres, nous connaissons mal les individus, et ce n’est pas nous qui faisons les genres ; ils sont par eux-mêmes, ils sont
las écoles du monde civilisé. Qu’a fait Aristote après Platon T Ce qui lui restait à faire, ce qu’il y avait de grand et d’original & faire. Il a ôté la forme, et s’cst approprié les idées, les exposant et les développant dans l’ordre didactique cache sous les grâces et lo mouvement <1 ratuaiique du dialogue. L’ouvrage d’Aristote intitulé Dl la réfutation des sophismes n’est pas autre chose que V Euthydime réduit en formules. •