Pline, llisl. naturelle, VIII, 16; Athén., IX, p
3. Diog , V, 6; Plutarque, Vie d'Alexandre, ch', ui, liv, lt.
On dit que la retraite d’Aristote ne fut pas volontaire, et que le chef du Lycée dut s’enfuir en secret pour échapper à un procès d’impiété que lui voulait faire un prêtre de Cérès nommé Eurymédon*. On lui prête môme cette parole qui a trouvé un assez grand écho : Fuyons, mes amis; épargnons aux Athéniens un nouveau crime envers la philosophie*. Que faut-il én croire, et Aristote a-t-il eu aussi ses aventures comme Socrate et Platon ?
On va plus loin : on prétend qu’arrivé à Chalcis l’infortuné philosophe prévint les persécutions qui le menaçaient en prenant du poison*. Mais, grâce à Dieu, rien n’est moins prouvé que cette dernière anecdote que démentent formellement Apollodore, la meilleure autorité que nous ayons pour la vie d’Aristote, ainsi que le judicieux critique Denys d’Halicarnasse. Ni l’un ni l'autre ne disent un mot des persécutions qu’Aristote aurait redoutées, et tous deux déclarent qu’ils mourut de maladie*. On sait d’ailleurs qu’il était d’une très- faible santé, et loin de s’étonner qu’il ait succombé à soixante-trois ans, un ancien et exact grammairien lui fait un mérite d’avoir prolongé si avant sa carrière*.