‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 47 sur 143 · Topiques · texte numérisé non relu

Topiques

que passage isolé; non, c’est un dogme qui est partout dans Aristote et a fait dire à Bossuet que sur ce point « Aristote a parlé divinement1 2 3 4. »

Sans doute il est l’auteur de la définition célèbre que l’âme est la forme du corps organisé *, ce qui la rend inséparable des organes et l’associe à leur sort. Mais il faut bien entendre Aristote. Il ne s’agit pas ici de l’âme au sens moderne, mais de la-j^x^l antique, notre principe vital. Or, ainsi comprise, l’opinion d’Aristote est parfaitement vraie. Dans l’homme, comme dans l'animal et dans la plante, le principe de vie et d’organisation est à la fois distinct et inséparable des organes. Mais Aristote met au-dessus de la ij-ux’i le voüç, l’esprit, l’intelligence, l’âme des modernes et des chrétiens, principe qui est uni à la >]<oxn sans en dépendre ; et ce principe-là il le déclare immortel et divin. « Demandons-nous, dit-il *, si quelque chose subsiste après la mort. Pour quelques êtres, rien ne s’y oppose, par exemple l’âme, non pas l’âme tout entière, mais seulement l’intelligence, car pour l’âme entière cela est peut-être impossible. »

Le voüï est ce qui distingue l’homme des animaux, constitue sa supériorité, lui donne une place à part daus l’échelle des êtres. C’est le voùç qui est le lien de l’h)mme avec Dieu. Car Aristote, comme Pythagore, comme Anaxagore, comme Socrate, comme Platon, proclame un Dieu. Il reconnaît une cause première à

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