‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 49 sur 143 · Physique, II, 5, ’AvdyxT) irpÔTsrav voôv alsiov · texte numérisé non relu

Physique, II, 5, ’AvdyxT) irpÔTsrav voôv alsiov

3. Métaphysique, liv. XII, ch. ix, p. 261 et 262 de notre traduction.

4. Métaphysique, li». XII, ch. vin, p. 260 de notre traduction : ■ Le premier principe n a pas de matière, il est une entéléchie. »

deschoses qu’il vaut mieux ne pas voir que de les voir.» Voilà juste l’extrémité opposée à celle du panthéisme, et qui n'est malheureusement ni moins absurde ni moins uangereuse. Ce n’est pas en effet la vue et la connaissance de l’imparfait, du mal même, qui peut dégrader l’intelligence suprême, ce serait bien plutôt l’ignorance de quoi que ce soit1. Comme si d’ailleurs la qualité de l’objet à connaître affectait la nature du sujet connaissant! Nous l’avouons, la théodicée d’Aristote est ici foit différente de celle de Socrate et de Platon.

Elle en diffère encore plus en ce qu’elle n’admet guère d’attributs moraux dans la Divinité et y admire surtout une raison universelle, bien plus qu'une providence efficace, qui serve d’idéal à la vertu de l’homme, c mme le veut Platon *. « Dieu, dit Aristote, ne dort pas l’éternité, ainsi qu’Endymion ; il est d’autre part audessus de l’action ; que lui reste-t-il donc sinon de connaître 5 î »

1. Telle est aussi l’objection que Proclus adresse à Aristote, & la fin du III* livre du Commentaire sur le Parménide ; ce qui prouve que dans l’antiquité on n’entendait pas autrement ces tristes lignes de la Métaphysique , livre XII, chap. ix. Toute la question se réduit à savoir s’il est quelque texte d’Aristote qui dise le contraire; or, un pareil texte n’existe pas. Nous n’avons pu découvrir dans Aristote la moindre trace d’une Providence attachée à la Divinité que dans les rares occasions où Aristote parie évidemment comme le peuple, et alors il attribue la providence aux dieux subalternes. Morale à Nicomaque, liv. X, ch. iv, sur la fin : « S’il y a chez les dieux, comme il semble, quelquo souci (isiiiéXcia) des affaires humaines, il est tout simple qu’ils se complaisent dans ce qu’il y a de meilleur et de plus semblable à euxmêmes, je veux dire l’intelligence, et qu’ils paient de retour (dvrivvtoieïv) ceux qui aiment et honorent le mieux ce divin principe, et qui, étant attachés à ce que les dieux ont de plus cher, mènent une vie sage et vertueuse. »

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