Hérodote
prétation du culte populaire, et qu’il n’y eût depuis longtemps en Égypte une sorte d’enseignement théologique, car Hérodote y trouva des mystères' , des initiations, avec une doctrine plus ou tnoins secrète, la métempsycose*. Mais enfin dans toutes les représentations figurées qu’il nous a été donné de voir, nous n’apercevons après tout qu’une religion de la nature, assez peu raffinée, l’adoration des astres, celle de certains animaux pris symboliquement, avec quelque idée d une autre vie, de jugement après la mort, de peines et de récompenses consistant en successives migrations de l’âme dans les corps d’animaux différents. 11 y a là peut être une philosophie près de naître, mais qui n’est pas encore parvenue à se dégager, et le nom même d'hiéroglyphes dit assez qu’en Ëzypte la réflexion s’était arrêtée à une enveloppe étrangère, et n’était pas arrivée à sa forme propre, à sa forme philosophique.
La Perse possède déjà, au milieu de traditions incertaines, des livres sacrés. Le Zend-Avesla, tel du moins qu’Anquetil-Duperron nous le présente*, quelles que soient la date, l'origine et la composition de ses différentes parties, et sans rechercher ce qui peut y appartenir à une antiquité reculée ou au réformateur Zoroastre, offre incontestablement de plus nobles conceptions. Dans l’ordre du symbolisme, le culte du feu éternel, confié aux prêtres persans, les Mages, est bien