Cicéron, Académiques, 1, 4, et IV
3. Stob., Ecl. Phys., tir. 11, ch. vn,t. VIII, p. 48 de l'éd. de Heeren.
Aille des philosophes de la nouvelle Académie.
Arcésilas, né 316 ans avant J.-C , m. 239.’
Carnéade de Cyrène, né vers 215; m. 129.
Clitomachus de Carthage, flor. 129,
Philon de Larisse, flor. vers 106.
Anliochus d'Asoalun, m. 69.
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Mais 11 était réservé au sensualisme de produire le véritable scepticisme ; et il est à remarquer que l’histoire nous montre le scepticisme venant ordinairement de ce côté. Un siècle avant l’ère chrétienne, d’une école de physiciens et de médecins, et de médecins empiriques, sort un nouveau scepticisme avec Ænésidème. Cependant le dogmatisme est tellement enraciné dans l’esprit de l’homme qu’Ænésidème lui-même, si on en croit son plus illustre disciple ', ne mettait en avant le scepticisme que dans une intention dogmatique, comme avait fait Ârcésilas ; mais ce n’était pas l'idéalisme qu’il voulait favoriser, c'était la physique d’Héraclite. On ne peut nier qu’Ænésidème, quelles qu’aient été ses vues secrètes, n’ait présenté le scepticisme bien plus puissamment qu’Arcèsilas ; il l’a vraiment constitué; 11 en a fait une école qui depuis a eu ses principes fixes et sa méthode. Il avait composé un commentaire, malheureusement perdu, sur la tradition sceptique, et en particulier sur Pjrrhon. Vous pensez bien que dans sa polémique il n’avait pas ménagé la notion de cause, objet perpétuel des attaques du scepticisme et son ordinaire écueil*.
Après Ænésidème, le personnage le plus distingué de l’école sceptique est le médecin Agrippa ; il réduisit les arguments ordinaires de cette école à cinq, qui représentent tous les autres. Voici ces arguments : 1“ la discordance des opinions ; i° la nécessité indéfinie pour toute preuve d’être elle-même prouvée; 3" le caractère relatif de toutes nos idées; 4° le caractère hypothétique