Vie de Proclus, p. 61. — 2. Ibid., p
3. Vie de Proclus, p. 36. Les principaux ouvrages tbéologiques de Proclus étaient un commentaire sur les dieux d' llomire; un autre xur les Œuvres et les Jours d’Hésiode ; un autre sur la Théologie d'Orphée ; un autre encore sur les Oracles chaldaiques ; un livre sur la Mère des dieux, Mr,vpuaxri JJiëXo;; uue Introduction d la théurgie ; un écrit contre la religion nouvelle, sous ce titre : Dix-liuit arguments contre les chrétiens. De tant de travaux il ue nous est resté que des fragments du commentaire xur les Œuvres et les Jours, Poe tx græcl minores, édit, de Gaisford, t. III, Oxford, 1820, et les Dix-huit argu-
phie, il a bien mieux qu'un système particulier : il possède à fond et unit ensemble les meilleurs systèmes de la famille idéaliste. S’il n’a pas inventé l’éclectisme néoplatonicien, il l’a porté plus loin que tous ses prédécesseurs, Plotin excepté. Il n’a point, il est vrai, l’originalité, la pénétration, la profondeur de ce chef de l’école, mais il a l’esprit tout autrement étendu. En dehors de -sa doctrine Plotin ne sait quasi que ce qu’il ne lui était pas permis d’ignorer, tandis que Proclus sait tout ce qu'on pouvait savoir de son temps. Il en est le géomètre et l’astronome le plus distingué. Il a toute la science d’Hipparque et de Ptolémée, et il a laissé sur Euclide des commentaires estimés*. C’était de plus un très-remarquable grammairien*, dans l’ancienne signiiication du mot, c’est-à-dire un érudit et un critique. Il écrit avec une correction presque irréprochable et quelquefois avec élégance; il est même poète ou du moins versificateur*. Ses divers ouvrages composent véritablement l’Encyclopédie du cinquième siècle, et je définirais volontiers Proclus, avec ses vastes connais-
ments contre Ut chrétiens conservé» dans la réfutation qu’en avait composée Jean Phllopon, dont le texte a été publié par Trincavelli, à Venise, en 1535, in-fol., et la traduction latine & Lyon, en 1557, par Uabotius.
1. Nous avons de Proclus un Commentaire sur le premier livre des Éléments d'Euclide, composé lui-méme de quatre livres d’une assez grande importance pour ies renseignements qu’il nous donne sur les géomètres antérieurs & Euclide et sur Euclide lui-méme ; une Paraphrase sur Us quatre livres de Ptolémée; un Tableau des positions astronomiques ; un traité de la Sphère; un traité du Mouvement qui est appelé dans certains manuscrits Manuel de physique, tiré presque entièrement de la physique d’Aristote.
2. Sa Chrestomathie grammaticale devait être un traité complet de critique. Gaisford en a rassemblé des débris qu’il a mis à la suite de son édition d'Êpheslion, Oxford, 1810.