‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 76 sur 143 · Voyeiplus bas la leçon VIII · texte numérisé non relu

Voyeiplus bas la leçon VIII

nicienne et l’école péripatéticienne pendant bien des siècles, comme on le voit dans le commentaire de Prcpclus sur le Parminide. Elle s’appelait alors la question de la nature des Idées, c'est-à-dire des genres1. Les monuments qui contenaient cette grande querelle avaient disparu. Un seul ouvrage subsistant la rappelait, l’Introduction de Porphyre aux catégories d'Aristote, ouvrage où se trouvait cette phrase : « Chrysaore, puisqu'il est nécessaire pour comprendre la doctrine des Catégories d’Aristote, de savoir ce que c’est que le genre, la différence, l’espèce, le propre et l’accident, et puisque cette connaissance est utile pour la définition et en général pour la division et la démonstration, je vais essayer dans un abrégé succinct et en forme d’introduction, de parcourir ce que nos devanciers ont dit à cet égard, m’abstenant des questions trop profondes, et m’arrêtant même assez peu sur les plus faciles. Par exemple, je ne rechercherai point si les genres et les espèces existent par eux-mêmes ou seulement dans l’intelligence, ni, dans le cas où ils existeraient par eux-mêmes, s’ ils sont corporels ou incorporels, ni s’ils existent séparés des objets sensibles ou dans ces objets et en faisant partie. Ce problème est trop difficile. » Cette phrase, traduite et commentée par Boëce, et jetée dans les écoles de Paris avec l’alternative qu’elle présentait, ranima la vieille querelle, et par là vivifia la scholastique.

Un contemporain et compatriote d’Abélard, un chanoine de Compiègne, nommé Rousselin ou plus élégamment Roscelin, Roscellinus , osa dire que les geores sont de simples abstractions que l’esprit forme en rassem-

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