Du Boulay, t. III, p
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quelque sorte de manuels; on avait des résumés de la doctrine de David de Dinant et d'Amaury de Chartres, et môme d’un Espagnol à nous inconnu, nommé Maurice, qui sans doute avait apporté à Paris le péripatétisme qui s’enseignait dans les écoles de Cordoue et de Séville.
C’est dans ces circonstances que les deux nouveaux ordres religieux commencèrent leur enseignement à Paris, à deux pas d’ici, lesdomicains dans leur couvent de la rue Saint-Jacques, dont vous voyez d’assez grands restes dans la rue des Grès * ; les franciscains dans leur maison qui s’étendait de la place de l’École-de- Médecine jusqu’à la rue de la Harpe, et dont la chapelle subsiste à moitié ruinée, mais imposante encore par ses hautes voûtes, ses portes et ses fenêtres en ogive. Le dévouement déjà éprouvé des nouveaux venus à l'Église leur donnait un peu de liberté : ils en usèrent avec une hardiesse habile. Ils se fièrent à la puissance de la vérité ; au lieu d'étouffer des discussions qui paraissaient dangereuses, ils les reprirent; malgré les deux décrets que nous avons fait connaître, ils portèrent à la grande lumière de l’enseignement public les livres prohibés; ils firent voir qu’ils les avaient étudiés et les entendaient mieux que personne; ils s’en déclarèrent les admirateurs intelligents; ils célébrèrent plus haut que leurs adversaires ce qu’ils renfermaient de vrai et de grand ; et en séparant Aristote de ses commentateurs arabes qu’ils combattirent avec force, tout en reconnaissant et en mettant à profit leur savoir spécial en mathématiques, en astronomie, en