Voici les noms des plus célèbres nominalistes
Durand, de Saint-Pourçain, en Auvergne, évêque de Meaux, mort en 1313, Doctor resolulissimus.
Jean Buridan, de Bétbune, professeur à Paris, perfectionna la logigique; grand partisan du libre arbitre, mort en 1358.
Robert Holcot, général de l'ordre des Augustin», mort en 1349.
Grégoire de Rimini, mort en 1358.
Pierre d’Ailly, chancelier de l’Université de Paris, cardinal, mort en
Gabriel Biel, élève d’Occam, professeur £ Tumngen, mort en 1495.
lutte du sensualisme et de l’idéalisme, à savoir le mysticisme.
Sans doute, au moyen âge, il y avait toujours eu plus ou moins de mysticité mélée à ia théologie. Au douzième siècle, saint Bernard1 2 3 4, Hugues* et Richard de Saint- Victor1, et au treizième saint Bonaventure sont des mystiques de plus en plus prononcés. Mais c’est au quatorzième et au quinzième siècle, après les débats ardents du nominalisme et du réalisme, et dans la décadence de la scholastique, que le mysticisme, se séparant de tous les autres systèmes, acquiert la conscience de lui-méme, s'appelle par soanom, s’expose et se défend. Les hommes les plus éminents de cette époque sont presque tous des mystiques, comme le dominicain Jean Tauler, prédicateur renommé à Cologne et à Strasbourg*, et Pétrarque qui, sur la fin de sa vie, abandonna les études profanes pour se livrer à la philosophie contemplative. Ses quatre traités les plus importants et les plus célèbres en ce genre sont : 1* de Contcmptu mundi, le Mépris du monde; 2* Secretum, rive de conftictu curarum, le Secret, ou le combat que se li-
1. Opp., éd. Mabillon, 3 vol. in-fol. Paris, 1690. II y a un parfum de sobre mysticité dans le Traite de la considération. Voyez la traduction française deDom François de Saint-Claude, Paris, 1672, in-12, dédiée à madame de Longueville.