Colcbrooke, t. I", p. 267 et
qui s’attache aux Védas avec une circonspection sévère ; la seconde qui, tout en restant dans les limites d’une sincère orthodoxie, est déjà spéculative et forme une école philosophique. Cette seconde Mimansa, cette Mimansa postérieure, ultara Mimansa , s'appelle Yédanta , ou doctrine fondée sur les Védas, comme au moyen âge la philosophie de saint Thomas, celle de son maître Albert, ou celle aussi de son digne érnule saint Bonaventure et de son redoutable rival Duns Scot, se pourraient toutes appeler, en négligeant leurs différences et en ne considérant que leur commun caractère, la philosophie des saintes Écritures.
M. Colebrooke a consacré au Yédanta un savant et laborieux mémoire*, où il déclare avoir particulièrement suivi, dans l’interprétation des obscurs aphorismes qui contiennent la doctrine Védanta, le commentaire célèbre de Sankara*. Nous, comme à l’ordinaire, nous suivons M. Colebrooke, et puisons à notre gré dans son travail ce qui se rapporte à notre objet. ,
Le but avoué du Védanta est de réfuter la doctrine du Sankhya sans Dieu. Le Sankhya donne pour premier principe la nature, pure matière, dépourvue en soi d’intelligence et de volonté, tandis que le Védanta pro-