‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 94 sur 143 · Dictionnaire, art. CÊSAspitt · texte numérisé non relu

Dictionnaire, art. CÊSAspitt

I To*

rents individus qui en participent1 2 3. 11 ne manqua pas d’adversaires à Rome, puisqu'il en avait jusqu’en Allemagne dans l’Université d’Allorf* ; on tenta même de le traduire devant le tribunal de l'inquisition ; mais il échappa toujours, grâce à la protection de Clément VII, dont il était le premier médecin et qui avait besoin de lui. D’ailleurs il n’avait pas oublié le faux- fuyant de l’école de Padoue : il disait qu’il n’était pas théologien, qu’il ne prétendait qu’exposer la vraie doctrine philosophique d’Aristote, et qu’en tout ce qui regardait la théologie il renvoyait et abandonnait Aristote à l’autorité compétente.

Vanini ne mérite guère d’être nommé à côté de Gôsalpini. C’était, il faut bien le dire1, un esprit léger et inquiet, imbu des plus mauvaises opinions de l’école de Padoue, où il avait étudié, contempteur de Platon et de Cicéron, admirateur passionné d’Aristote, instruit, ce sont ses propres paroles, à jurer sur la parole d’Averroès, tantôt masquant ses principes sous un grand zèle catholique, tantôt les affichant avec impudence. Né près de Naples, comme Jordano Bruno, comme lui il avait beaucoup couru le monde, faisant toutes sortes de métiers. Sa mauvaise étoile le conduisit à Toulouse, le seul pays de France qui eût admis l’inquisition et où régnait l’intolérance. Il avait publié deux ouvrages, l’un à Lyon en 1615 : Amphilhealrum ælemum Providentvs, divino-magicum , chrisliano-physicum, necnon asiro-

1. Quæst. penp. lit. ll,quæst. 7, p. 36 : « lntelligentiam humanam mullipHcari secundum bouuuum muJtiludinem. »

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