Ibid., chap. xu, § 1 et
tinue jusqu’à ce que l'action se fasse ou devienne impossible à faire par quelque accident qui survient. L’on nomme délibération ces désirs et ces craintes qui se succèdent les uns aux autres. Dans la délibération, le dernier désir, ainsi que la dernière crainte, s'appelle uolonti. »
Aussi Hobbes professe-t-il ouvertement le fatalisme dans le petit traité de la Liberté et de la nécessité , et dans les Questions sur la liberté, la nécessité et le hasard, en réponse au docteur Bramhall.
Voici sa définition du bien et du mal: « Chaque1 homme appelle bon ce qui est agréable pour lui-méme, et mal ce qui lui déplaît.... Et comme nous appelons bonnes ou mauvaises les choses qui nous plaisent ou nous déplaisent, nous appelons bonté ou méchanceté les qualités par lesquelles elles produisent ces effets. »
La seule règle pratique à tirer de là est la fuite de tout ce qui déplaît et nuit, et la recherche de tout ce qui nous est agréable ou utile.
Cette morale mène naturellement à la politique qui se trouve dans le livre cé‘èbre du Citoyen , composé de trois parties : la Liberté, l 'Empire, la Religion.
La Liberté est l’état des hommes avant l’établissement des lois et des gouvernements. Il n’est pas vrai, selon Hobbes, que l’homme ait une disposition naturelle à la société : l’unique fondement de la société est la crainte, la crainte mutuelle que les hommes ont les unsdes autres, à cause de la volonté réciproque qu’ils ont de se nuire ; et celle-ci vient du droit égal que les hommes ont à toutes choses et de l’impossibilité de l’exercer égale-