‹ Histoire générale de la réformationChapitre 53 sur 80 · GHAP. VII. LA SUISSE · texte numérisé non relu

GHAP. VII. LA SUISSE

portion de la liberté dont rhomme a besoîû p<nir son dévalo{^ment^ et cette portion encore est la moindre.

. Il serait intéressant de décrire le caractère du grand Réformateur de rHelvétie, Gomme les hommes lés pins excellents de son époque, il ne se faisait pas de justes idées de la liberté religieuse. La manière dont il envisa*^ geait les fonctions du magistrat dans les choses de la foi, était propre non-seulement à forger des chaînes à l'Eglise, mais encore à faire de celle-ci ^un instrument de tyrannie politique. Selon ses vues, TEtat, dans sa capacité civile , est le pouvoir exécutif de l'Eglise. Il doit sanctionner les règlements ecclésiastiques et les faire observer, par toutes les voies de contrainte et de répression dont il dispose sur les propriétés et sur la vie de l'homme. Comme tous ceux qui admettent l'intervention effective du gouvernement civil en matière religieuse, Zwingle réclamait la liberté pour lui et les siens, et il la refusait. à tous les autres. C'est ce qui explique les mesures violentes qu'il provoqua contre les Baptistes, sous le prétexte de leur enthousiasme. Gela explique aussi pourquoi il recourut, trop fréquemment, hélas I au bras de la chair , à la force des armes , pour la défense de la vérité ; comme si l'on pouvait de la sorte redresser les vues erronées des hommes, et les rendre plus vertueux et plus heureux.

Le jour de la vraie liberté de conscience ne devait pas luire alors. Si le Protestantisme était moins sanguinaire que Rome , il n'avait encore pu oublier les leçons que des siècles d'une odieuse tyrannie avaient enracinées dans le cœur humain. Mais malgré ses défauts,

Zwingle ne laissa pas d'être, en son temps, une lumière

qui briiki d'tttte vire clarté. Pour la solidité dtt saVoîf , il fit ^us qu'égaler Luther. Il puisa directemeut à la Source pure de la vérité son système de doctrine chrétienne. L'idée qu'il se fit de la G^e du Seignetir est à la fois simple , édifiante et scripturaire» Son esprit était aussi at« trayant et aussi ainiable, que sou courage était intrépide à l'heure de la lutte et du danger.

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