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gagi^ia'ZfiriGh ; et aprè» y avoir fait un f^tin séjom*) il reçut de BmcQV et d'autries théologiens de Strasbourg rinyitation de s'établ^ au milieu d'eux. Il y prêcha les grandes doctrines de rEvangile avec des succès écla? tantSy et autour de lui se forma une congrégation remar*" quable par 3a piété et par ses lumières. Il y occupa d'aM^ leprs \wp chaire de tliéologie, et ii la desservi): avec tant de talent et de science, qu'une foule de j^une;» tbéolpr giens $e pressaient a ses pieds, jaloux de profiter 4c3 leçons d'un hc^nwe 9us$i ver^é dans la connaissance des Eintures.
Cependant les citoyens de Genève , renoijiçant à Tespoir de s'enteqdre, et regrettant d'avoir, avec tant d'ingratitude, banni (le leur ville un hovune tel que Calvin,» le rappelèrent à son poste en 1&41 . Il accepta leur appel, et arriva chez eux avec de nouveaux avantages , 4ûs aux progrès qu'il avait faits en savoir et en expériepce, bien plus encore qu'à la conduite qu'on avait tenue à son égard. Par sa fermeté et sa persévérance , ^ps^ la force persuasive de ses discours, par l'appui qu'il cherchait i^ans ce^se dan^ les déclarations de la Parole de Dieu , Calvin réussit, avec la bénédiptiop divine, à Eure de l'é-, glise de Genève l'ornement et la gloire de l'époque où il vécut.
Après la .^lort de Luther , c'estrànlire cinq ans depuis le rappel de Calvin , l' Académv^ de Genève devini; le séminaire général des églises réformées, comme l'Univei^sité 4e Wi^temberg avait été celui des églises prptestftntes. À la tète du consistoire ecclésiastique , Galvjn, possédât une influence considérable et même up pou-* voir qui n'était pas sans importance. Grâce au^ l^l^p^s. ejL a la SiCience du qélèbre Théodore d^ Bèze^, qu'il attir;a^
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près de lui , ti fit de Genève un lieu où se rendaient ^ d'Angleterre^ d'Ecosse, de France, d'Italie et d'Allemagne, les jeunes gens qui désiraient exceller dans la litté* rature sacrée et profane. Il employa toute la puissance de ses facultés, et avec un merveilleux succès, à systématiser la doctrine de l'Evangile, et à formuler un plan de discipline ecclésiastique. Il acquit sur ses concitoyens un ascendant plus considérable qu'aucun homme de son t^^oips ; et , il faut bien le dire , son esprit avait quelque chose de si arrêté , il possédait en son mâle caractère une telle disposition à gouverner, qu'il n'était pas aisé de lui faire résistance.
Pour connaître à fond la théologie de Calvin, l'on doit consulter son Instituticm et ses Commentaires sur la Bible. Il était décidément prédestination , et soutenait avec force la doctrine de l'élection de grâce. Mais en ce point il ne différa pas essentiellement de beaucoup d'autres docteurs de son temps et des temps antérieurs ; seulement personne n'y déploya plus de vigueur et de logique. La plupart de ses disciples actuels ont abandonné ses vues sur le décret de réprobation : et l'on doit re~ connaître que, malgré l'extrême finesse de son esprit, ii ne sut pas faire, dans l'administration divine, la part de l'équité et celle de la souveraineté tout à la fois. Mais, il n'est pas de livres, malgré cela, qui aient une tendance (tins pratique que les siens. On voit, parmi les hommes qui se rattachent à son école, bon nombre de dogmatistes qui feraient bien d'étudier à fond la portion de ses écrits où il traite de l'obligation morale et de la responsabilité humaine. En somme , ses travaux de réformateur et de professeur de théologie furent un bienfait public et ils ne perdront jamais de leur valeur. 11 chassa Rome de ses
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deriiièrs retranchements, et il i^emplaça'^lë jai^on de récale {)ar une exposition de la vérité divine , à la fois lucide, scripturaire et saisissante.
Mais bien qu'à tout prendre , Calvin ait été un homme vraiment grand et saint , il porta les traces de son époque. En combattant Terreur, il ne distingua pas suffisamment ce qui est au seul pouvoir de Dieu d'avec ce qui est du ressort de Thomme. H réclama contre les hé* rétiques une autorité qui n'appartient réellement pas à l'Eglise. On ne saurait justifier sa conduite envers Servet, Castellion et Boizec, sans justifier également le sang que Rome a répandu. Brûler un homme parce qu'il nie la Trinité , en bannir d'autres à raison de leur arminianisme , c'est une violation énorme des droits de la conscience , et une triste preuve que Calvin , malgré l'éclatante supériorité de son génie , ne voyait pas ce qu'il y avait d'arbitraire et de tyrannique dans le pouvoir qu'il exerçait au nom de l'Eglise. Il est vrai qu'à la rigueur on doit envisager ces persécutions comme des actes du magistrat ; mais on ne saurait nier que Calvin et Farel n'aient voulu le procès de Servet , bien qu'ils sussent à quoi sa vie serait exposée si les juges le trouvaient coupable. Il est vrai de plus qu'en voyant approcher l'heure du supplice, Calvin sollicita l'adoucissement de la sentence , tandis que Farel lui reprochait sa mollesse; mais ni l'un ni l'autre toutefois n'entendaient cette parole de l'Ecriture : « C'est à moi qu'appartient la vengeance, et je la rendrai, dit le Seigneur. •
En 1564, lorsqu'il était ii l'apogée de sa gloire, et que toutes les églises de la Réforme cherchaient auprès de lui des lumières et de l'appui, Calvin mourut, âgé de cinquante-cinq ans. Longtemps après sa mort , l'église de
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Geniève com^mua ie flei^iirir entr^ toutes |6& $^utrf|s ; fpais àune6[K)^ue plus raçeote, elle a, coipiue le^ sept ^gli^es d'Asie, vu pâlir son chau^eliçr. Cependant Tesprit di& la Réforme commence à s'y réveiller, et (tout fait e^j^er que le moment n'est pas loin ^ où la cliaire de Calvin et de Bèze ne ^era plus pcçupée par ^esliommes qui ue cessent de combattre les doctrmes qqe les l^^forinatQfirs çsU^èirefit plus pféclei]|^^.t|ue leur vie.
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