L£S PAYS-BAS
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Par Tuaiou de Marie de Bourgogne avec Tempereur MaxiimUeii , les Pays-Bas étaient devenus, dès le commeûCODiieiiit du XYI* siècle, la propriété de la maison de .Habsbourg, et ilsayaieatdelascNrte passé entre lesmai»s de GharleM}uiat. Ils se composaient de dix^sept provineés florissantes, reniarquàbles par retendue de leur coHuonarce, Topulence de leurs n^odants et les habitudes industrieuses du peuple. La ville d'Anvers était, à cette époqi]^, un des principaux foyers de la civilisation. Ses habitants se distinguaient par la hardiesse de leurs c»itreprisês et par leur développement intellectuel , non moins que par leurà»ridiesses ; sanâ^ compf er\]ue ses établissements sc^ntifiqueâ iavorisatent des mceucs qui ne pouvaient que faciliter l'introduction des doctrines réformées. Bien que la politique de Charles fut loin de seconder les révoluttoBS religieuses , tl ne put empédber la lumière de pénétrer dans les contrées voisina do l'Allemagne ; en sorte que, déjà l'an 1520, la Réforma-
lion de Lulber avait à Anvers et lieux circonvoîsîns , de chauds et intrépides défenseurs. Le commerce fait sur une grande échelle inspire aux âmes un certain amour de la liberté. H y avait donc plus à espérer de ces populations que de bien d'autres. Le clergé ne devait pas , semble-l-il , y trouver aisément les moyens d'exercer son intolérance. D'ailleurs Tannée 1523 vit paraître. le Nouveau-Testament de Luther, traduit de l'allemand en langue flamande, et l'on conçoit l'efifet que cette publication dut produire sur un peuple avide d'instruction. C'était mettre à la portée d'âmes altérées une source d'eau fraîche et pure.
Pendant la plus grande partie du XV® siècle, il y avait eu, dans les Pays-Bas, des témoins de la vérité qui n'avaient pas manqué de faire entendre letirs protestations contre la corruption croissante de l'Église. On peut nommer le pieux Gerhart Groot et le cardinal Cuza, qui furent en leur temps comme des voix qui criaient dans le désert; mais il n'en est pas de plus remarquable que Jean Wessel. Ce héraut de la liberté chrétienne ressentit dès son enfance un tel goût pour l'instruction, que, surmontant tous les obstacles, il acquit un savoir extraordinaire pour cette époque. Au lieu de suivre servilement les pas des tlocteurs qui l'avaient enseigné, Wessel découvrit, grâce à Dieu et à la puissance de ses hautes facultés , tout ce qu'il y avait de sophisme dans les écrits de la scolastique. Jeune encore il obtint de l'électeur Philippe la place d€f professeur de grec et d'hébreu à Heidelberg, et déjà ses convictiom s'étaient assez formées pour déclarer hautement qu'il y avait dans les doctrines de l'église romaine beaucoup d'erreurs ; dans son culte, des superstitions^ et dans son gouvernement, de la tyrannie. De