‹ Histoire générale de la réformationChapitre 66 sur 80 · GHAP; VI. LES PAYS^SAS · texte numérisé non relu

GHAP; VI. LES PAYS^SAS

Jki «reste ) rhistoirodeklléfbriimtkm'dabs/^^^^ Bas ofik*e au lecteur intelHgeiit et pieux le spectacle le plus trîi^emeQt Tarie. Le comtot entre l'erreur et la vérité s'y présenl» dans uae oBéîllation semblatde à «elle des deux bassins d'une balance; etpuis/laivréiâtéyieut plus que nulle part à lutter contre des erreurs opposées : d'un côté , contre Rome et son esprit impitoyable , avec l'empereur pour appui , et les horreurs de l'Inquisition en perspective ; d'un autre côté, contre l'imprudence et le fanatisme de quelques hommes qui n'avaient des Réformés que le nom. Malgré ces obstacles de nature si diverse, les Pays-Bas ne laissèrent pas de donner au martyrologe de l'Eglise quelques-uns de ses noms les plus saints et les plus illustres.

Philippe II , roi d'Espagne , qui hérita de son père la souveraineté des Pays-Bas , se déclara , plus encore que lui, l'ardent ennemi de la Réforme. Décidé à exercer sur ses vastes domaines le pouvoir absolu d'un despote, il était impossible qu'il souffrit chez ses sujets des croyances religieuses différentes des siennes. Il résolut, en conséquence, d'anéantir d'un seul coup les privilèges politiques et la liberté religieuse des Pays-Bas. Il lui suffit , pour cela , de donner carrière à l'abominable tribunal de l'Inquisition. Il eut pour premier instrument de sa tyrannie, le cardinal Grand'^elle ; puis le duc d'Albe, homme aussi bigot et aussi cruel que son maître. Par ses ordres, les personnages les plus éminents, tels que le comte d'Egmont , Horn et d'autres , portèrent leur tête sur l'échafaud. En quelques années, dix-huit mille individus périrent dé mort tragique. Mais le peuple des Pays-Bas n'était pas assez habitué à la servitude pour l'endurer sans résistance. L'an 1561, dix provinces, con-

duites par le sage et pieux Guillaume d'Orange, se déclarèrent indëpeadantes... La rude guerre qui s'ensuivit ne se termina qu'en 1609. Libres du joug espagnol, les Provinces-Unies du Nord furent décidément acquises à la foi protestante.

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