‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 10 sur 218 · Arch. des M.-É. Exposilio eoram, etc., vol. 108, p · texte numérisé non relu

Arch. des M.-É. Exposilio eoram, etc., vol. 108, p

était enfin offerte par Dieu, je résolus de né rien négliger pour réussir ^ . »

La grâce est le moteur de la vie du chrétien, elle est sa force et sa lumière, quand elle touche l'âme, elle en enlève la faiblesse et Tobscurité.

Dans rémotion qu'il éprouva, M. Fallu sentit la grâce le frapper en plein cœur, il vit clairement ce que Dieu demandait de lui; non seulement il le vit, mais il le voulut et, le voulant, il le fit. 11 reprit courage, forma la ferme résolution de se consacrer aux Missions, et commença immédiatement les démarches qui devaient le faire réussir. Il travaillait ainsi, inconsciemment sans doute, mais certainement, à l'établissement de la Société des Missions-Étrangères qui se fondera, pour la constitution des Eglises en Extrême-Orient et dont les évêques feront partie intégrante et nécessaire ; Dieu le conduisait comme par la main à ce qui devait être l'œuvre de sa vie entière et le bien de la Congrégation dont il fut le premier membre et le plus illustre.

Il se rendit avec ses amis chez le cardinal Bagni. Celui-ci les adressa au cardinal dataire,Conado, homme très sage et souvent admis dans l'intimité du Pape. Ils allèrent aussitôt le trouver et lui confièrent leur projet. Le cardinal les écouta attentivement, leur promit sa protection et les assura même de l'accueil bienveillant du Souverain Pontife ^ .

Revenus chez eux, ils préparèrent la supplique qu'ils voulaient lire au Pape, afin de solliciter la nomination de Vicaires apostoliques.

A rencontre des signataires de la supplique de 1653 et de l'Assemblée générale du clergé, qui n'avaient exprimé le désir d'avoir des évoques que pour la Cochin-

!. Expositio eorum, etc., toI. !08, p. 12.

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