Histoire manuscrite du séminaire de Québec
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trop justement, hélas! la politique coloniale française.
« On a été sur le point, dit-il ^ , d'abandonner le pays dès cette année, comme M. de Gallière vous le dira, on Tabandonnera assurément dans la suite; il se joint au dégoût qu'on a déjà du mauvais état de la colonie, celui qu'on aurait de la mésintelligence des personnes qixi doivent établir l'union. Quoi qu'il arrive, tenez-vous si unis avec l'évêque, avec les Jésuites, avec les MM, de Saint-Sulpice, qu'on ne puisse vous entamer par nul endroit ; car si on vous divise, vous êtes perdus. »
Le séminaire de Québec accepta ces recommandations avec reconnaissance et en fit la règle de sa conduite. Il n'opposa aucun obstacle aux changements que Mgr de Saint- Valier apporta dans sa constitution ; il accepta sans se plaindre l'abrogation de l'union du séminaire et de tous les ecclésiastiques séculiers du Canada, la destruction de la désappropriation, c'est-à-dire de la mense commune si chère à Mgr de Laval et à ses premiers collaborateurs. A cette époque, comme à plusieurs autres^ il trouva dans les directeurs du Séminaire de Paris non seulement des soutiens qui lui envoyaient des secours matériels, mais également des conseillers clairvoyants et sages.