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De Lannion, parti de France le 2 janvier

Yisîtandînes, Carmélites, Miramionnes, Filles de la Charité, à la ferveur des couvents qu'ils rencontraient dans les villes de Brie, de Champagne, de Beauce, où ils allaient prêcher. Us se félicitèrent d'avoir accepté l'association de prières que le chapitre de Saint-Martin de Tours, dont Mgr Fallu avait fait partie, leur avait demandée à la fin de 1688.

Par un double acte du 12 février et du 29 avril 1689, en effet, il avait été conclu que le chapitre et le Séminaire réciteraient quotidiennement des prières particulières ^n l'honneur de saint Martin. C'est en vertu de cette association que, chaque soir, le Séminaire des Missions- Etrangères demande par la récitation d'un verset et d'une oraison la protection de cet apôtre des Gaules.

Prévenu de cette union par les chanoines, Mgr Laneau leur répondit de sa prison, le 3 janvier 1691, la très pieuse lettre suivante * :

« Messieurs,

a Je ne puis vous exprimer la joie et la consolation que nous avons re(;ues par les heureuses nouvelles que vous avez bien voulu nous envoyer, par Messieurs les directeurs de notre Séminaire de Paris, touchant l'association dont il vous a plu de nous gratifier, sous la protection du grand saint Martin. Quoique le jour de sa fête nous ait toujours été en grande vénération aussi bien qu'à tout le reste des fidèles, il nous le sera encore davantage à l'avenir et plus mémorable à notre particulier, puisque ce fut ce jour-là même et les suivants que nous commençâmes, il y a deux ans, à porter les fers et à être mis dans les prisons. Comme les faveurs des saints sont d'une nature bien différente de celles des hommes, il y a bien de Tapparcnce que ce fut ce saint même, qui

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