‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 115 sur 218 · Arch. M.-É. Lettre du 8 février · texte numérisé non relu

Arch. M.-É. Lettre du 8 février

4. De Rennes, parU le 6 avril 1682, mort le 1" mai 1727, à l'âge de 78 ans.

5. Du diocèse de ChAlon-sur-Saône, parti le 13 février 1685, mort le 28 juin 1714. — 59 ans.

Dominicains, des Franciscains travaillaient également à Toeuvre de Dieu. Tous avaient les yeux fixés sur Pékin, où des prêtres de la Compagnie de Jésus obtenaient en 1692 un édit de liberté religieuse.

Jusqu'alors, le christianisme, sans avoir eu à subir do violentes persécutions dans Tempire chinois, n'y avait pas encore officiellement obtenu di-oit de cité. A cette époque, Kang-hi se détermina, sur les instantes sollicitations des Jésuites, à donner un édit favorable à la religion. Le tribunal des Rites, qui avait été chargé de l'étude do cette affaire, rendit cette sentence que l'empereur signa le 22 mai. « L'on permet à tout le monde d'aller dans les temples des Lamas, des Hochans, des Taossé, et Ton défend d'aller dans les églises des Européens qui ne font rien de contraire aux lois; cela ne parait pas raisonnable. 11 faut donc laisser les églises de l'empire dans l'état où elles étaient auparavant, et permettre à tout le monde d'y aller adorer Dieu sans inquiéter dorénavant personne sur cela. » Cette faveur impériale fut reçue avec enthousiasme, on le comprend sans peine, elle ne devait malheureusement pas avoir les grandes conséquences que Ton s'en était promis.

Le Tonkin se maintenait prospère par les prêtres indigènes ; car il ne comptait que trois prêtres français, Bélot *, Guisain et Braud', et trois ou quatre religieux..

En 1693, mourut le chef du Vicariat oriental, Mgr Dcydier; il eut pour successeur un dominicain, le P. Lezzoli. La Société des Missions-Étrangères ne conserva que la partie occidentale, gouvernée par Mgr de Bourges, toujours ferme et vigilant, malgré les fatigues d'un apostolat de trente-trois années. Aucune persécution ne troublait cette mission; car on ne peut compter-

i. D'Avallon. pnrti le 22 décembre «678, mort le 2 janvier 1711, à» Tàge de 66 ans.

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