Arch. M.-É., vol. 673. p
mâSIONS-^RANG&RES. — I. 24
t<^iy.-^4*-r ^-n f^vrcr d^ Irwr |b»tp «ftritiiri. Celle-ci
• Le P«rre Pif rre a f;iit tri»p «le bien à la cviir et en ce rr>yaurii''. dit-elle. p«»ur que iij«*u fiU lui fiis»e quelque niaL - Elle ijiterrr»i:ea le r»*î. • K}m tous a dit cela, ma UifTe"! sVr ria-t'il. et il lui pri^iuit de laisser toute liberté à celui qu'on appelait le iVre Kerre. • Cest ainsi, conclut le uûdoioufiaire. que cette illustre dame, en pensant me semr, ma détourné tle l^x-oaMon de souffiîr pour Dieu. Mai*», jieut-étre que ce qui e>t différé n'est pas perdu*. » Le prfiverlie était une prophétie; en 1700, nou*» le verrons. Lanîrlois ni«»urut en prison.
Au Péirou, deux misbionnaires goûtèrent cette joie de «iouffrir jK>ur Dieu que leur compagnon d'armes regrettait.
Aprr's avoir recouvré la liberté. Mgr Laneau avait voulu reprendre ses travaux de prédication et de conversion ; il s'était heurté à l'irrésolution et aux craintes des chrétiens, à l'hostilité des païens; il comprit que mieux valait laisser se calmer les esprits et porter ses efforts sur un autre terrain ; il profita d'un incident qui lui ouvrit le Pégou. Placé entre les royaumes d'Ava et de Siam, baigné par les eaux du golfe de Bengale, le Pégou était habité par une population fortement attachée à unbouddhisme dont elle mélangeait les pratiques à de nombreuses superstitions; on y avait connu la foi chrétienne par les Portugais qui avaient établi des maisons do commerce sur plusieurs points du territoire, et par d(»s Pégouans, autrefois prisonnière de guerre à Siam, et revenus dans leur pays après avoir reçu le baptême.