‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 119 sur 218 · Arcli. M.-fc., Yol. 673, p · texte numérisé non relu

Arcli. M.-fc., Yol. 673, p

Informé des services rendus à ses compatriotes par les prédicateurs de la religion d'Occident, un ambassadeur pégouan à Juthia voulut voir Tévêque; il lui témoigna sa reconnaissance et lui promit d'obtenir de son souverain la permission d'appeler deux prêtres dans son pays ; il ajouta que lui-même dépêcherait un de ses officiers pour être leur conducteur, leur interprète et leur hôte; il tint parole, et se montra le soutien dévoué des deux missionnaires qui furent désignés, Genoud et Joret.

Genoud ^ était en mission depuis douze ans, il en avait passé une partie à Siam, une autre partie au Cambodge, où il avait été battu, blessé et laissé presque mort sur place dans une invasion de Cochinchinois. Professeur au séminaire général dès son arrivée en mission, Joret* avait profité de ses loisirs pour étudier la langue du Pégou et convertir des prisonniers de ce pays. Du séminaire, il alla au Cambodge où il montra en plusieurs circonstances critiques une prudence et un sang-froid rares.

Les débuts de leur apostolat au Pégou furent heureux ; leur charité fit accepter leurs enseignements ; ils achetèrent une petite propriété et bâtirent un hôpital. Des pauvres auxquels ils fournirent des aliments, des malades qu'ils guérirent publièrent leur bonté et leur habileté. Les mandarins s'empressèrent de les \'isiter et de les appeler près de leurs parents infirmes. La confiance qu'on avait en eux leur permit de baptiser un grand nombre d'enfants moribonds et d'instruire plusieurs adultes. En quelques mois, ils rassemblèrent une cinquantaine de néophytes, les instruisirent et les employèrent comme catéchistes.

(Juand ils sont bien conduits, les néophytes sont d'ardcuts recruteurs d'àmes, ceux-ci amenèrent aux mission-

i. De Fribourg, parti le 15 avril 5680.

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