‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 128 sur 218 · Arch. M.-É., irol · texte numérisé non relu

Arch. M.-É., irol

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Après avoir passe ainsi en revue une partie de cette philosophie, il arrive à Timportante question, une des principales du débat : Qu'est-ce que les Chinois entendent par le mot Tien? Il explique certaines locutions qu'ils emploient comme Sse-tien^, servir le ciel; Ouytien y craindre le ciel; King-tien^, vénérer le ciel; et chaque fois il conclut que les Chinois entendent le destin, la fatalité, le hasard, ou bien les forces cachées des éléments et des choses créées, c'est-à-dire un être impersonnel.

La troisième dissertation, divisée en huit chapitres et en quarante-cinq sections, roule sur le culte des ancêtres, et la quatrième sur le culte de Coiifucius. Les cérémonies de ces deux cultes y sont détaillées et commentées àl'aide de nombreux textes tirés des plus savants auteurs.

Ce travail complet forme quinze cents pages in-folio, écrites presque entièrement de la main de Maigret. Il est une preuve pércmptoire de Tétude assidue que le vicaire apostolique du Fo-kien avait fait de la langue, de la littérature, et de la philosophie de l'empire.

Malgré ces travaux, Vaccusation d'ignorance jK>rtée contre lui par Voltaire s'est retrouvée ailleurs à propos d'un fait que nous raconterons plus tard.

Quelle que fût sa compétence en ces matières, quelle que fût la nécessité de donner aux prêtres et aux fidèles une règle de conduite uniforme, Maigrot ne lança son mandement que sur les invitations pressantes et réitérées de plusieurs missionnaires séculiers et réguliers, ainsi qu'il le déclare dans le préambule de cette pièce, publiée le 26 mars 1693.

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