‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 13 sur 218 · Mémoires de Bénigne Vachet, toI. !, p. 52 et j · texte numérisé non relu

Mémoires de Bénigne Vachet, toI. !, p. 52 et j

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Si HISTOIBE 6ÉNÉBALE DE LA SOCIÉTÉ

sept heures du soir. Malheureusement pas une parole ne nous a été transmise, pas un détail ne nous est par\'enu. C'est en vain que nous avons lu toutes les lettres de M. de la Motte Lambert et de M. Pallu et tous les mémoires de cette époque, le silence le plus absolu piano sur cette conférence ; le résultat seul nous est connu : la cause de la nomination des évoques était gagnée.

Les choses marchèrent dès lors avec rapidité. La commission particulière, composée des quatre cardinaux, donna d'abord un avis favorable et demanda que trois ecclésiastiques revêtus du caractère épiscopal fussent envoyés en qualité de Vicaires apostoliques * .

Puis, dans son assemblée du 13 mai 1638, la Propagande proposa de nommer M. Pallu et M. de la Motte Lambert >'icaires apostoliques dans les Missions de Chine et les pays voisins; le Souverain Pontife Alexandre Vil approuva ce choix le 8 juin, et le 17 août suivant, il donna un bref qui nommait François Pallu évêque d'Héliopolis^ et Pierre de la Motte Lambert évêque de Béryte, tous les deux inpartibus infidelimn. M. Pallu reçut le rochet de la main du Pape « qui Texhorta fortement à soutenir le fardeau des difficultés qui accompagneraient son entreprise, ajoutant qu'il remettait entre ses mains le salut des peuples dont il lui confiait la conduite ». Il Tautorisa ensuite à choisir un troisième vicaire apostolique.

Cette longue et importante affaire était enfin heureusement terminée. Cinq années s'étaient écoulées depuis que M. Pallu avait été choisi par Mgr Bagni, cinq années de sollicitations, de dçmarches, d'angoisse, de doute, de confiance, d'espoir et de tristesse.

Combien profonde dut être la joie de ces prêtres zélés,, lorsque le Souverain Pontife consacra par sa parole l'œuvre qu'ils voulaient entreprendre; leur ambition

i. Acta Sacrœ Congrégation^, an, 1657, p. 202.

était donc sainte, leurs aspirations bénies de Dieu, puisqu'ils recevaient du Pasteur suprême la noble et haute mission d'étendre le règne de Jésus-Christ, de donner à Rome des cités nouvelles, d'établir en Extrême-Orient cette merveilleuse hiérarchie catholique, grandeur et force de l'Eglise.

Afin d'accomplir l'œuvre qui leur est confiée, les nouveaux élus vont maintenant chercher et trouver des dévouements qui se rallieront à eux, accepteront de passer leur \ie dans les souffrances et les fatigues des Missions, dans la solitude et le calme des Séminaires; et c'est de ce groupement d'intelligences et de volontés <[ue naîtra la Société des Missions-Étrangères.

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