De Normandie, parti en 1701, mort le 16 mai
wéty * à Mergui, livrés à leurs seules forces, dépensèrent aînement leur zèle à briser des préjugés de race, d'éucation, de religion, mêlés de rancunes politiques; ils iixîrent par tourner une grande partie de leurs efforts ^ers d* autres points plus abordables. L'ensemble de eurs travaux était brièvement retracé dans une lettre de Vlg-r de Cicé : « Nous faisons ce que nous pouvons. Outre les ?.iifants des gentils que nous baptisons à Theure de la mort, nous cultivons les chrétiens que nos prédécesseurs ont convertis. Nous instruisons et baptis3ns quelques catéchumènes, mais en petit nombre. Nous nous appliquons principalement à notre séminai ^e et à notre collège qui sont toujours, grâce à Dieu, fervents dans Vétude et dans la piété. Nous regardons ces jeunes élèves comme l'espérance de la conversion des royaumes d'où ils ont été envoyés, et où ils doivent retourner pour annoncer TEvangile en qualité de prêtres ou de catéchistes. Le Saint-Siège, en établissant notre Mission, nous a ordonné par-dessus toutes choses de former un clergé des sujets de "chaque nation confiée à notre administration. En exécution de cet ordre, nous donnons notre principal soin à cette jeunesse. »
Ces élèves venaient de Cochinchine, du Tonkin, de ' Chine; dans ces différents pays, les missionnaires avaient bien établi des séminaires, mais souvent en butte à la persécution, obligés de passer furtivement d'un heu à un autre, ils étaient heureux de pouvoir trouver àSiamune maison d'éducation généralement tranquille, largement établie, dotée de professeurs choisis et assez nombreux. Us obtenaient ainsi des séminaristes ou des prêtres bien formés, vertueux, dont rien ne faisait chanceler la foi. Une autre œuvre of&ait aux missionnaires des consolations plus immédiates : celle des baptêmes d'enfants.