‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 156 sur 218 · Arcb. M.-É. Lettre de · texte numérisé non relu

Arcb. M.-É. Lettre de

cjui ne sont pas les mêmes. J'ai autour de moi tantôt iiuit et tantôt dix élèves auxquels j'enseigne à lire le latin et à bien comprendre et bien expliquer la doctrine de Notre-Seigneur. Ne vous figurez pas que ce sont de petits enfants de douze k quinze ans. Les uns ont vingt ans et les autres trente ans. 11 y en a que je voudrais préparer au sacerdoce ; je leur fais plusieurs explications par jour, et rien ne saurait vous dépeindre l'ardeur qu'ils ont k étudier. M. Danry m'a quitté depuis quelque temps pour aller dans plusieurs préfectures visiter les chrétiens qu'on dit y être, il m'écrit qu'il est accueilli avec une joie sans égale et que ces chrétiens, quoique bien ignorants, le traitent avec tout le respect imaginable. Us ont plus de foi que de vertus , mais on trouve cependant parmi eux des âmes charitables et belles par leur piété. Les païens \iennent aussi le voir et ne craignent pas de dire que notre sainte religion est digne de beaucoup d'estime. »

L'existence des missionnaires en Chine était donc relativement calme lorsqu'un coup de foudre éclata dans leur ciel pur. Un édit fut publié qui ordonnait de chasser de l'empire du Milieu tous les prêtres européens qui ne prendraient pas lepiao ou patente impériale portant ces trois déclarations :

1® Le Dieu des Chinois étant le Dieu même des chrétiens, il est naturel de lui donner le même nom ; 3^ les cérémonies en l'honneur de Confucius ne sont pas incompatibles avec le christianisme ; 3^ les hommages rendus aux ancêtres ne sont pas davantage inconciliables avec cette religion.

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