‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 162 sur 218 · Le 2 novembre · texte numérisé non relu

Le 2 novembre

honneur, dès quW le connut à Macao, sembla sorex- j citer les haines. Une surveillance plus vexatoire fut \ exercée par Tautorité portugaise autour du malheareui prélat qui expira le 8 juin 1710 i.

Maigrot, qui s'était retiré à Rome, apprit le premier cette nouvelle par le Séminaire des Missions-Etrangères. U alla aussitôt la porter au Souverain Pontife : ce En reniœdant, raconte-t-il ' , Sa Sainteté donna des marques d'une extrême douleur; Elle me dit que c'était un saint, j'ai ajouté et un martyr, et Sa Sainteté en convint, répétant: et un martyr. Elle me dit encore qu'EUe avait résolu. s'il était revenu à Rome, de le faire Vicaire de cette ville. et qu'elle avait communiqué cette résolution à deux caixlinaux de ses plus familiers; qu'EUe voulait lui faire dans sa chapelle des obsèques solennelles avec une oraison funèbre. »

« Je n*entreprends pas. Monsieur, disait aussi Maigrot. dans une de ses lettres au frère du vénérable défunt ' , je n'entreprends pas de vous consoler, car j'ai besoin, moi-même, de consolation autant et plus que personne, connaissant la perte qhe fait l'Eglise et la mission de Chine ; à peine ai-je pu dire la sainte messe ce matin, et c'est tout ce que je puis faire que de vous écrire ces quelques mots. »

Ce n'était pas la seule cause de la tristesse qui assombrissait la vie de l'ancien Vicaire apostolique du Fo-kicn. Ses adversaires, qui ne se gênaient pas pour l'attaquer, l'accusèrent même d'avoir participé aux cérémonies superstitieuses. Une pareille imputation n'était pas de

Page 1