Àrch. M.-É., vol
recueillement que Rouie eût étudié la question et po^â: sa sentence.
La décision du Souverain Pontife ne se fit pas attendre. Par un décret du 23 septembre 1710, Clément Xi, après avoir confirmé le mandement du cardinal dr* Toumon, conforme au décret pontifical du 20 novembre 1704, interdit aux évoques et aux prêtres les appels sur les points réglés par ce mandement ; et de plus il prohiba toute nouvelle publication sur les Rites sari> Tautorisation du Saint-Siège.
L'autorité séculière >'int en aide au pouvoir ecclésiastique. Le 20 octobre 1711, au nom de Louis XIV, M. dr Pontchartrain défendit aux supérieurs des Congré.srations religieuses de publier aucun écrit sur la question des Rites ^ :
« Le Roy m'ordonne de vous écrire de sa part que Sa Majesté souhaite qu'il ne soit rien imprimé sur les affaires de la Chine, et qu'elle le défend même exj»res.sément. Je suis persuadé que vous n'aurez pas de peine de suivre très exactement les intentions de Sa Majesté à cet égard. Cependant s*il arrivait qu'il se flt quelqut' chose au préjudice de cette défense, Sa Majesté m'a chargé de vous dire qu'elle vous en rendrait responsable. »
L'exécution des ordres de Clément XI avant encoit» souffert des difficultés, le Pontife, touché, comme il le dit lui-même, d'une profonde douleur, donna le 19 mars 1713, la bulle Ex illd die, qui prescrivait d'observer lo décret de 1704, sans avoir égard aux prétextes dont on se servait pour en décliner ou en aflaiblir l'autorité. Afin d'être assuré de l'exécution de sa volonté, il déclara que tout acte contraire serait puni, par le fait seul, d'une excommunication majeure. 11 oixionna à tous les