‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 17 sur 218 · Arcb. des M.-É., yoI. 2, p · texte numérisé non relu

Arcb. des M.-É., yoI. 2, p

Mais ces ressources, suffisantes pour les premiers besoins, ne tarderaient pas à être épuisées.

A mesure que le nombre des missionnaires s'accroîtrait, que leurs travaux se développeraient, il faudrait de nouveau recourir à la générosité des particuliers. Or,, cette générosité dépend de mille circonstances que Ton ne peut ni créer ni prévoir. Avec Tinstinct ou plutôt la grâce pai*ticulière à ceux que Dieu destine à une grande œuvre, Pallu comprit cette situation et y pourvoit, en établissant une association de Dames de charité qui, chaque mois, devaient se réunir chez la duchesse d'Aiguillon, se tenir au courant des travaux des missionnaires et leur fournir des secours.

Ce qu'il demandait à la charité des femmes, Mgr Pallu le sollicita de la charité des hommes, mais sous une autre forme. Il rassembla plusieurs de ses amis et obtint d'eux la promesse qu'ils essaieraient de recruter des ouvriers apostoliques en faisant, chaque mois, des conférences sur la nécessité des Missions étrangères^ sur les vertus et les qualités indispensables aux missionnaires.

Les deux associations assuraient l'avenir de la Société, puisqu'elles devaient fournir des ressources en hommes et en argent.

Sur ces entrefaites, Mgr de la Motte Lambert quitta Paris le 18 juillet 1660, accompagné d'un seul prêtre, Jacques de Bourges ^ , sans avoir fait ses adieux à aucun de ses parents ou de ses amis, « donnant ainsi, écrit son compagnon qui fut l'historien de son voyage, une leçon utile à ceux qui voudraient le suivre et de queHe sorte on peut se comporter* ». A peine arrivé à Lyon, il fut saisi par une fièvre violente, et resta cinquante-deux jours à l'hôpital, entre la vie et la mort, il reçut les derniers

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